dimanche 30 décembre 2012

JOUR 19: LOVES HURTS


Oh, la vie de couple ne peut pas toujours être reposante comme le bruit d’une brise chaude d’été passant dans une verdoyante forêt enchantée ou les oiseaux chatoyants gazouillent puisque baignés sous un brin de rayon de soleil... Ggggrrrrrriiiiiiiiicccccchhhhhhhhhht! Hahaha!

Je suis loin de chercher la pagaille, oh non, mais si mon couple était un long fleuve tranquille, j’en serais bien triste! L Et d’ailleurs, qui a dit que « les contraires s’attirent »? Ah oui! Un scientifique en parlant des pôles d’un aimant (et certainement plusieurs âmes à la recherche de leur « sœur » sur des sites de rencontre….) mais bref! Loin d’être des aimants (malgré que les jeux de mots sont tentants) nous sommes des amants David et moi, et certes nous nous aimons, comme des aimants, mais je préfère croire que nous nous attirons pour nos ressemblances et non pour ce qui nous « complémentarise ».

Ceux qui nous connaissent individuellement dirons que notre personnalité est, hummm, intense et ceux qui nous connaissent tous deux diront que notre union est propice aux flammèches….c’est pas moi qui le dit! Tant mieux!

Tout ça pour dire que nous avons eu notre première journée de solitude et de silence l’un face à l’autre à cause d’un différent qui nous a atteint et que, par nos orgueils, nous n’étions pas prêts à céder du terrain, en plus la journée de notre 9e mois d’amour. Le ton a finalement haussé et a fracassé ce silence de torture, simplement parce que finir la journée ainsi, couchée à côté de l’homme que j’aime sans lui parler et le toucher était impensable.  Je n’aime pas faire l’autruche et me mettre la tête dans le sable et faire « comme si » Je suis une personne « forward », une « fast forward »! Pourquoi j’écris ça sur le blogue, à vous, grand public qui nous lit?

Parce que la vie en est faite ainsi, les êtres humains doivent parfois se marcher sur les pieds pour arriver à trouver leur juste place, les amoureux aussi. David et moi sommes tous deux réactifs, ceux qui connaissent notre histoire savent que notre relation a commencée subitement, avec une dent de scie en cours de route ;) et je n’aurais imaginé meilleur scénario. Aussi parce que cet Homme est merveilleux en tout (presque) point de vue, il veut et peut tellement, il est farouche et si doux (mais ça reste entre nous ), stimulant, entêté, marrant et complètement (sainement) dingue! Je l’Adore! Malgré que mes initiales soient L. S. M. et qu’un jour un nono m’ait dit Le Sado Maso (quoi!??? je suis certaine que mes parents n’ont JAMAIS pensés une seule seconde à ça!) Love does feel good when it hurts sometimes.

Soyons honnêtes, il faut raconter nos défis aussi, pas seulement nos bons coups, nous sommes partis pour faire le TDM ensemble 24/7 pour 7 mois, est un fou celui qui pense que ce sera simple!…on ne vit pas dans le « paraitre » comme sur Facebook ici!
Voilà mes amis!

Lo
P.s. Je vous laisse regarder nos photos de Noel ;)


             


                      Un Hobbit à la plage!


                     La triste vue de l’appart!
               Jour de Noel à la plage, n’essayez pas de boire des dés de Yhatzee à la maison;)
 
                                                                       Pano d’Oriental Bay


La nouvelle Gopro (notre 3e) surf edition=flotteur!!!


L’Homme à la recherche de bois pour le BBQ




        On a eu peur le 21 décembre que cette chose nous annonce la fin du monde!




                                   Les 2 terreurs David et Phillip (c’est pas un nom de chat ça!)!


                                                                    Le prix Pulitzer à David
               Mon prix Pulitzer (David est malade, et Wilson le couve) David= the cat magnet!
Notre hôtesse Geneviève au fourneau!

      


Oriental Bay!



                                                                    Un vidéo en bonus!

dimanche 23 décembre 2012

JOUR 13: JOYEUX NOEL!

Silence! Si on avait imaginé un scénario dans le genre de celui que nous sommes en train de vivre il y a sept mois, nous n’y aurions cru ni un ni l’autre. Mise en contexte: Aujourd’hui dimanche 23 décembre, jour du Seigneur et jour de repos, David et moi avons acheté une montagne de fruits et légumes au marché extérieur du port de Wellington. Enfin payer le juste prix pour des produits locaux, (non pas ceux importés des USA au supermarché qu’on paie un prix démesuré) malgré tout vendus par des chinois, fait du bien. Notre bonheur pourrait certes sembler exagéré pour certains, j’en conviens!

Cela dit, les bras chargés de sacs nous sommes revenus au 188 Oriental Parade, Oriental bay, Wellington New Zealand 6011 (adresse à Googler) pour admirer la vue, la vie. Tout ces gens désireux d’avoir une place au soleil sur la plage publique de Wellington en face de nous, alors que nous n’avons qu’à traverser la rue pour y être…non mais!

Pour être franche, deux choses me manquent de la maison…assouvir mes besoins de popoter et faire du vélo et suer à fond! Aujourd’hui j’ai pu assouvir un de ces deux manques. Malheureusement ma bombe BMC (marque de vélo hot) est toujours manquante sur ces routes planes ensoleillées et, d’un côté bordées de montagnes et de l’autre, de rives à perte de vue, aux côtés des athlètes se préparant pour le Ironman du 3 février à Wellington. Je les envie partiellement!

Heureusement, Geneviève a un inventaire de livres de recettes digne d’une bibliothèque et la cuisine pour s’en donner à cœur joie! Je me suis lancée et David en a aussi pour faire une des choses qu’il s’est très très bien faire, du BBQ.  C’est bête comme bonheur, mais durant les prochains mois, il n’y en aura pas beaucoup de moment comme ceux là, alors mieux vaut en profiter!

Lo


La fin du monde n’est pas arrivée. On le savait une journée avant vous étant donné qu’on vit dans le futur. Notre vie a drastiquement changé depuis quelques jours. Nous sommes dans la «small» capitale la plus hype du monde entier. Oui oui, c’est écris sur les internets. Température ambiante autour de 26 degrés avec des coups de soleil. La température ici change à une vitesse phénoménale alors vaut mieux prévoir pour ne pas se faire prendre à revenir à la maison les bras croisés et le front plissé par le froid. Il semble que le beau temps est exceptionnel depuis que nous y sommes. Faut croire que l’on apporte le soleil avec nous. Le port est orienté touristique, tout a été pensé pour s’y attarder, des joggers à la tonne et surtout, l’eau est propre et limpide. Je suis surpris. Tout le pays d’ailleurs est propre comme un sous neuf. Typiquement english probablement. Leur campagne est méticuleusement soignée et les villes font de même, ils ont même un tramway électrique! Le maire de Québec devrait venir y prendre des notes! Sérieusement, tu promène en plein centre-ville et il y a même pas un papier qui traine! Il vente tout le temps. L’air est frais. Ça sent l’été même si j’ai le nez bouché.

Wellington est une ville coincée entre les montagnes et une magnifique baie. Nous avons la chance unique de rester directement sur la plage de Oriental Bay, un spot ultra hot pour les bien nantis du coin. L’appartement est simple mais bien fenestré et c’est une aubaine que Geneviève et Dean ont trouvé. Ils sont partis hier pour les vacances de Noel, nous laissant le soin d’habiter les lieux et de s’occuper de nos deux nouveaux amis, Philip et Wilson, deux chats ma foi fort sympathiques. J’ai eu un coup de cœur pour Cuba street. Une rue fermée à la circulation. Des commerces hétéroclites, des tables directement dans la rue ou des gens prennent une bière (évidemment) Comme j’arrête pas de dire, c’est trop de la bombe! J’adore. On fini par s’habituer. C’est pas trop la place pour shopper, la NZ c’est définitivement pas dans ma palette de prix mais il fait bon y vivre.

C’est en quelque sorte le rêve. On s’apprête a passer Noel au chaud même si l’eau de la baie est froide à mort et que Laurence s’y jette allègrement pour se rafraichir. Moi je suis de ceux qui préfèrent l’eau tempérée… On s’est un virée dans un pub le premier soir. Ici la chose que le monde aime boire c’est de la bière. On en boit, on en parle, on en fait même! (Et celle de Dean est délicieuse croyez-moi!) Il y avait seulement trois personnes qui buvait du vin dans la place et c’était évidemment la «french connection» C’est dans ces moments-là que tu sens la différence culturelle… On rencontre donc les amis du couple qui sont super sympa. On s’est fait un souper la veille de leur départ, Geneviève nous a préparé de l’agneau de la mort, on a bien rigolé, prit les consignes d’usage et ils ont quittés au petites heures du matin. Nous voici donc maîtres des lieux avec un BBQ, une vue d’enfer et un paradis pour courir. On s’offre pour Noel une sortie au cinéma au Embassy theatre pour voir le film «The hobbit», là ou Peter Jackson fait toutes ses avant-premières. Tantôt nous avons monté le mont Victoria qui donne une vue panoramique sur toute la ville. Moment féerique sans appareil photo.

Nous souhaitons à nos familles et nos amis un très Joyeux Noel, vous nous manquez mais amusez-vous quand même! On se revoit en 2013 pour partager de bons moments ensemble! 
N'JOY!

David


vendredi 21 décembre 2012

JOUR 11 : CAMPING SAUVAGE


Direction Wellington. Nous y serons ce soir pour rencontrer Geneviève et Dean qui nous accueillent dans leur charmante maison victorienne. Je crois (enfin, j'en suis certain) que cela nous fera le plus grand bien après neuf jours passés dans une si petite tente. Disons que ça rapproche… 




 

Notre première nuit en camping a été merveilleuse. J’ai attrapé froid et me voilà la goutte au nez pour Coromandel. La route est fantastique malgré le fait qu’ont puisse pas écouter notre musique, on se rabat sur les radios commerciales aux hits qui me rappellent vaguement une piste de danse en Thailande. Le trek à Fletcher Bay était époustouflant, on s’est même permis un jogging, on était en feu! Maintenant j’ai un souvenir clair de la définition du mot bucolique, il ne manquait que le berger pour avoir la totale! Nous l’avons finalement rencontré quelques jours plus tard… dans un camping. Elle était française et bergère de profession et faisait la NZ en roadtrip toute seule! Cool! Elle était bien contente de rencontrer des gens pour parler français (notre "frança" de kébécoua!)


Pour amortir notre équipement de camping, on a planifié dormir dans les DOC, ces campings publiques aux services minimaux mais qui convient parfaitement à notre budget. Disons que notre niveau d’hygiène en a pris pour son matricule durant cette période alors imaginez le bonheur d’une douche chaude à 2$ (pour 4 minutes top chrono!) quand ça fait quelques jours que tu n’y a pas eu droit! Dans ces petits moments de bonheur, on se trouve beaux et ça fait notre journée.


Le soleil plombe et nos coups de soleil s’accumulent. On essaie le «standup paddle board», c’est pas si facile que ça mais c’est un bon exercice pour pratiquer son équilibre. Nous arrivons finalement à Whangamata pour s’offrir une session de surf. Les vagues sont petites et plusieurs personnes se baignent. Tout à l’air cool. On loue des wetsuits et une planche de surf. On s’élance dans l’eau, Je vois Laurence qui se lève sur sa planche, je la filme avec la caméra GoPro puis soudain… Je me fais ramasser par une vague. Je perd la caméra. On l’a jamais retrouvé. Ouch! J’ai pas fait de surf mais Laurence s’est gâtée, je la trouve bonne. Elle a l’expérience du snowboard et de longboard et ça paraît! Faut que je rachète une caméra. Ah! les imprévus…







Après ça, la température s’est gâtée et nous avons manqué notre balade au Mont Tongariro, la place ou tu peux voir des activités volcaniques… On s’est rabattu sur Hobbiton, le village des hobbits mais à 75$ le billet, on a choisi de ne pas y aller, il faut choisir ses combats et celui-ci on n'y tenait pas mordicus. On s’est ensuite essayé pour visiter un geyser dans un réserve Mahori dans le coin de Rotorua. Encore là c’était trop cher. On a terminé notre course dans un terrain de camping, sous une toile bleue, à se faire un souper divin puis on a couché dans la voiture… 











On était prêt pour autre chose et c’est la route des vins de Napier que nous avons choisi sous un soleil radieux! Nous avons gouté de sublimes cépages dont un Chardonnay vraiment délicieux. Le vin d’ici est bon, ils ont une sacrée expertise et c’est une expérience dégustative fort intéressante que d’exciter nos papilles. Inévitablement, nous avons acheté des bouteilles de très haute qualité directement du producteur. Ça devient difficile de goûter sans acheter à force d’en faire mais on s’y habitue. Notre dernière nuit de camping, on s’est fait un poulet BBQ sur un antique poêle à bois rouillé au milieu de nulpart. Nous étions très fier d’avoir réussi à partir un feu avec du bois humide et le résultat a été des plus satisfaisants. Malheureusement, j’ai eu froid durant cette nuit et je suis tombé malade pour la deuxième fois. 


Wellington aujourd’hui. On va enfin dormir à l’intérieur. Joie immense. Ce sera notre port d’attache pour les vacances de Noel!

Cheers !

D.


vendredi 14 décembre 2012

JOUR 4: INIMAGINABLE

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Bon, David a bien résumé nos débuts, en tant que couple et en tant que voyageurs, à mon tour maintenant de nourrir ce blogue. Il faut d’ailleurs se rappeler que je ne suis pas trop « blogueuse » ni « facebookeuse » alors difficile de s’y mettre alors que nous sommes sur-stimulés constamment!

Je rêvais de ce voyage avant même de rencontrer l’Homme, et mes « pouvoirs secrets » ont fait en sorte que nous nous envolions à deux! Bonheur! En mars dernier, j’abandonnais le bail de mon loft dans le Vieux-Québec avec l’idée de partir durant l’été, vous connaissez la suite…un long 6 mois plus tard que prévu nous partions. Mieux vaut tard que JAMAIS!

« Et nous voilà partis, de village en village, sous ce soleil d’été pour ce long voyage! »

Hier dans la nuit, dans un camping entre Coromandel town et Colville (deux bleds perdus aux allure de village western américain sur une route complètement majestueuse), je me suis réveillée vers 3 heures du matin pour, enfin… Ça n’a pas d’importance et suis sortie de la tente. J’en ai eu le souffle coupé, littéralement!  Je ne me rappelais plus à quel point le ciel étoilé était de cet ampleur dans l’hémisphère sud! Autrefois en Australie je l’ai admiré, et encore aujourd’hui il est renversant. La voie lactée pourrait être bue, les constellations attrapées d’un bras tendu et les étoiles comptées jusqu’à l’infini. J’ai dû réveiller David car je ne pouvais garder ce spectacle  pour moi seule, il fallait le partager, c’était trop de beautés! Ce genre de moment me renverse, que voulez vous…

Une fois le nid démonté (disons qu’on peut à peine appeler ça un nid étant donné un certain inconfort permanent pour David qui est appuyé sur 3 cotés à la tente et une humidité qui nous rappelle que nous sommes équipés comme deux cocos de pâques), le café bu et les céréales ingurgitées, nous avons repris la route vers la péninsule de Coromandel. Un festin visuel garanti et un mal des transports aussi ;) C’est indescriptible ce paysage, mais je m’y risque malgré tout.

Imaginez, pour ceux qui n’ont pas encore voyagé en NZ, des vallons verdoyants à perpète sur votre droite, des montages dénudées d’arbres, ou alors quelques uniques touffes pour procurer de l’ombrage aux troupeaux de ruminant et une route étroite tellement sinueuse qu’une fausse manœuvre vous envoie directement en bas des falaises rocheuses au pied de eaux turquoises et ce, pendant une soixantaine de kilomètre. C’est magique! (Si ça vire pas au tragique!)


Les arbres nous fascinent (quelle surprise;) hahaha! Ils poussent dans tous les sens, sur tous les terrains, de toutes les couleurs, de toutes les grandeurs tels des bonzais géants, forêt grandiose, riche, variée et surtout endémique. Nous n’en sommes qu’au 4e jour et ni David, ni moi ne pouvions imaginer pareil décor! Si tu aimes le plein air, c’est ici que ça se passe!

En ce moment David doit être confortable car nous avons trouvé un camping deluxe avec WIFI! Ça me fait toujours bien rire lorsqu’on « magasine » un camping le soir, moi je m’informe sur les douches payantes ou non, la cuisine etc… Et David lui, la seule question qu’il pose est s’il y a ou non du wifi J Disons qu’on se complète là-dessus, et je dois dire que je suis fort aise de voyager avec ce mec Apple et Canon « brandé », je ne m’en plains presque pas!

On vous laisse là dessus, on a d’autres lieux à explorer, Cathedral cove nous attend!
À pluche trucmuche!

Lo







JOUR 3: ROADTRIP

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Première image de la Nouvelle-Zélande


Notre première destination était la réputée plage de Piha. Après un chemin sinueux avec les deux mains sur le volant, nous sommes arrivés dans ce paradis pour surfeur. Du haut de la falaise, nous pouvions les apercevoir, tel de minuscule fourmis sur les lames d’eau blanche qui déchirait le bleu azur polarisé de la mer. La réalité était toute autre.

Accompagnée d’une bouteille de blanc, nous nous sommes élancés vers la plage au sable noir en gambadant pour… se faire bruler les pieds et se rendre compte que l’eau était glaciale! Curieusement, les vagues qui paraissaient minuscule vue d’en haut étaient maintenant grande et inquiétante. On se croyait dans Point Break. J’avoue que j’avais un peu la frousse à ce moment là de me jeter à la mer. On a exploré les environs et squatté un camping sans payer à la place. Ouin… Fallait amortir notre stock de camping alors on s’est esquivé sans demander notre reste (et on pas eu droit à de l’eau chaude)

On a rencontré un couple de thaitien qui nous ont donné les bonnes adresses pour l’ile du Nord. On va se rabattre ailleurs pour le surf, Piha, c’est la place des pros. Quand on a vu un mec revenir à sa tente à côté de la notre avec sa planche cassée en deux, on s’est regardé en déglutissant. Ouaip, le surf va attendre, allons escalader un rocher à la place! 

Dave




mardi 11 décembre 2012

JOUR 2: DEAR NEW ZEALAND

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 Trente-deux heures de transit. Inutile de dire que c’est très long. Nous y sommes arrivés sans trop souffrir du Jetlag. Petit incident à l’aéroport de Vancouver, ils ont refusé de me donner ma carte d’embarquement car j’avais seulement un aller-simple et pas de visa de travail. Pour résoudre ce problème, j’ai dû acheter un billet de retour remboursable. Le plus drôle dans tout ça c’est que personne à la douane néo-zélandaise ne m’a demandé quoi que ce soit… Anyway, je l’ai fait annuler en arrivant à destination et j’ai réussi à éviter de lourds frais d’annulation. Yé, merci Laurence!

Notre première aventure d’aéroport a été de prendre une douche! Ils savent comment nous recevoir ces kiwis et ça fait vachement du bien de se rafraîchir un brin avant d’amorcer notre périple dans la terre du milieu. Notre première surprise a été de constater que ce n’est pas si chaud en Nouvelle-Zélande. Je sais que c’est n’est pas très tendance de parler température mais je n’ai pas de gilet long et mes sandales ne suffisent pas à la tâche. Qu’importe! On s’en fout, l’été arrive et ça ne peut que s’améliorer!

Nous héritons d’une magnifique Nissan blanche sans la peinture d’origine dont le volant est positionné à droite! Alors là, conduire à droite est une expérience des plus étranges, il suffit d’inverser toute les notions de conduite que nous avons appris jusqu’à maintenant, on se sent dyslexique! On part donc aujourd’hui à la découverte de ce pays fascinant. Premier constat: Ouch! Ça coûte cher. Oui madame. Le litre d’essence est à 2.21$ alors il faut réfléchir nos déplacements. Idem pour la bouffe. Idem pour se loger. Ah oui! Le vin coute pas trop cher! Yé! Fort heureusement notre devise est plus forte, nous avons donc un léger avantage de 14 sous dans la piasse, qui s’annule quand on paie les taxes sur les produits et service :D

Bref,  faut se trouver un boulot et vite car autrement on ne pourra pas soutenir ce rythme très longtemps. On s’est fait un jogging au centre-ville de Auckland pour découvrir la ville. Architecture assez éclatée, j’aime le style bungalow brique avec les toitures en céramique, le port majestueux, les gratte-ciel et cheez, tant d’asiatiques!

On part maintenant en roadtrip dans le pays. Notre budget ne nous permet même pas de s’offrir un guest house à toilette partagée alors nous devons nous tourner vers… le camping! On s’est acheté une tente à 17$ et tout le kit pour être autosuffisant, on part sur la route 10 jours, direction la plage de Piha pour peut-être apprendre à faire du surf. On est même aller à l’armée du salut pour s’acheter des trucs pour cuisiner et du linge un peu plus chaud. On risque d’être offline pour un bout de temps, le camping sauvage ne rime pas avec wi-fi.

Nous devons être à Wellington dans 10 jours pour vivre notre expérience de housesitting chez une amie. On va garder la maison, nourrir les chats pour les vacances de Noel! Après, on sait pas et c’est magnifique de pas savoir! Des photos suivront quand nous aurons une meilleure connection!

Oh! By the way, on a déjà des coups de soleil! Et aujourd’hui c’est la première du très attendu film «the Hobbit» de Peter Jackson. Sauf qu’on a autre chose à faire, on va jouer dehors et se garder le film pour une journée pluvieuse. Ya!

French kiss from NZ!

David


lundi 10 décembre 2012

JOUR 1 : RECAP

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This is it! C’est parti!

Après une dernière nuit d’insomnie dans notre petit village de Québec, nous avons quitté notre mère patrie pour l’aventure. Il y a déjà un an, Laurence vendait sa maison et planifiait partir pour un long voyage. Nous nous sommes rencontré au printemps, j’ai chamboulé tous ses plans, elle a troqué son rêve pour une histoire d’amour… Depuis on est si bien ensemble! On a décidé de partir au Mexique pendant trois semaines à l’automne passé pour prendre des vacances et… voir si on pouvait voyager ensemble! C’est souvent une épreuve pour des amoureux et même des amis que de vivre le quotidien de l’aventure très loin de notre zone de confort. Le Mexique a été une expérience géniale pour nous deux! Réussi haut la main, nous étions prêt pour quelque chose de plus grand!

En discutant un soir autour d’une bouteille de rouge de la Californie qui goutait bon dans la bouche, on élaborait un roadtrip dans le sud des États-Unis avec la route des vins comme objectif principal. Et puis, avec tout ce que ça impliquait dans les «temps qu’à y être» on s’est dit : Pourquoi pas un roadtrip dans le monde? Un tour du monde par exemple! À ce moment précis, l’ivresse du projet s’est emparé fermement de notre esprit, il n’y avait alors plus l’ombre d’un doute : avant la fin de l’année, nous serions parti faire le tour du monde…

Certaines difficultés économiques m’empêchaient malheureusement de réaliser ce rêve dans un délai si court. (bref j’avais pas un rond) Ma première réaction fut de couper les dépenses drastiquement et essayer de financer le voyage en vendant la maison et en déménageant en appartement. Ainsi le 1er Aout 2012, je suis revenu habiter le quartier St-Sauveur que j’avais quitté deux ans auparavant pour m’établir dans un modeste 4 ½ qui coutait vraiment moins cher que d’entretenir seul un immense bungalow. N’ayant pas réussi à vendre la maison, je décidai le la louer et de me présenter à la banque pour solliciter une marge de crédit hypothécaire. Cependant, le destin me réservait une épreuve avant le départ. Les locataires en question se sont évaporé fin octobre, laissant la maison dans un état lamentable.

Après un moment de découragement, j’ai appelé le jour même mon agent pour remettre la maison sur le marché. La suite est feu roulant d’incertitude, d’attente et de stress. Nous ne parlions même plus du projet car la maison était vide et il fallait coute que coute que quelqu’un y habite afin que nous puissions partir. Puis un samedi de novembre, j’avais perdu espoir de vendre et je faisais visiter des gens à qui je n’avais pas envie de louer quand le miracle s’est produit. Une visite éclair, une offre d’achat en moins de 24 heures, j’ai accepté et nous avons acheté nos billets d’avion le jour même.

Je suis passé chez le notaire 48 heures avant notre départ, j’ai annulé ma marge de crédit hypothécaire, je me suis libéré d’un poids énorme sur mes épaules: Merci la vie! La fenêtre pour ce voyage était ouverte et j’ai sauté au bon moment. J’en profite pour tourner un documentaire durant mon périple. Il s’agit de trouver et connaître des Expats francophones qui ont fait le grand saut en quittant leur patrie pour ouvrir une entreprise quelque part dans le vaste monde. Qui sait, peut-être serons nous inspirés par leur démarche hors du commun. Ma copine Laurence co-produit le projet avec moi et nous sommes emballés de travailler sur ce projet.

Nous en aurons certainement plusieurs autres que nous aurons l’occasion de partager au fur et à mesure de nos aventures.

David


 oui c'est vraiment nous au Mexique en septembre 2012!