This is it! C’est parti!
Après une dernière nuit d’insomnie dans notre
petit village de Québec, nous avons quitté notre mère patrie pour l’aventure.
Il y a déjà un an, Laurence vendait sa maison et planifiait partir pour un long
voyage. Nous nous sommes rencontré au printemps, j’ai chamboulé tous ses plans,
elle a troqué son rêve pour une histoire d’amour… Depuis on est si bien
ensemble! On a décidé de partir au Mexique pendant trois semaines à l’automne
passé pour prendre des vacances et… voir si on pouvait voyager ensemble! C’est
souvent une épreuve pour des amoureux et même des amis que de vivre le
quotidien de l’aventure très loin de notre zone de confort. Le Mexique a été
une expérience géniale pour nous deux! Réussi haut la main, nous étions prêt
pour quelque chose de plus grand!
En discutant un soir autour d’une bouteille
de rouge de la Californie qui goutait bon dans la bouche, on élaborait un
roadtrip dans le sud des États-Unis avec la route des vins comme objectif
principal. Et puis, avec tout ce que ça impliquait dans les «temps qu’à y être»
on s’est dit : Pourquoi pas un roadtrip dans le monde? Un tour du monde
par exemple! À ce moment précis, l’ivresse du projet s’est emparé fermement de
notre esprit, il n’y avait alors plus l’ombre d’un doute : avant la fin de
l’année, nous serions parti faire le tour du monde…
Certaines difficultés économiques
m’empêchaient malheureusement de réaliser ce rêve dans un délai si court. (bref
j’avais pas un rond) Ma première réaction fut de couper les dépenses
drastiquement et essayer de financer le voyage en vendant la maison et en
déménageant en appartement. Ainsi le 1er Aout 2012, je suis revenu
habiter le quartier St-Sauveur que j’avais quitté deux ans auparavant pour
m’établir dans un modeste 4 ½ qui coutait vraiment moins cher que d’entretenir
seul un immense bungalow. N’ayant pas réussi à vendre la maison, je décidai le
la louer et de me présenter à la banque pour solliciter une marge de crédit
hypothécaire. Cependant, le destin me réservait une épreuve avant le départ.
Les locataires en question se sont évaporé fin octobre, laissant la maison dans
un état lamentable.
Après un moment de découragement, j’ai appelé
le jour même mon agent pour remettre la maison sur le marché. La suite est feu
roulant d’incertitude, d’attente et de stress. Nous ne parlions même plus du
projet car la maison était vide et il fallait coute que coute que quelqu’un y
habite afin que nous puissions partir. Puis un samedi de novembre, j’avais
perdu espoir de vendre et je faisais visiter des gens à qui je n’avais pas
envie de louer quand le miracle s’est produit. Une visite éclair, une offre
d’achat en moins de 24 heures, j’ai accepté et nous avons acheté nos billets
d’avion le jour même.
Je suis passé chez le notaire 48 heures avant
notre départ, j’ai annulé ma marge de crédit hypothécaire, je me suis libéré
d’un poids énorme sur mes épaules: Merci la vie! La fenêtre pour ce voyage
était ouverte et j’ai sauté au bon moment. J’en profite pour tourner un documentaire
durant mon périple. Il s’agit de trouver et connaître des Expats francophones
qui ont fait le grand saut en quittant leur patrie pour ouvrir une entreprise
quelque part dans le vaste monde. Qui sait, peut-être serons nous inspirés par
leur démarche hors du commun. Ma copine Laurence co-produit le projet avec moi
et nous sommes emballés de travailler sur ce projet.
Nous en aurons certainement plusieurs autres que
nous aurons l’occasion de partager au fur et à mesure de nos aventures.
David
oui c'est vraiment nous au Mexique en septembre 2012!

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