jeudi 31 janvier 2013

JOUR 47: GILI AIR ISLAND

Je prend les devants, David a le clavardage facile alors que moi pas. Nous sommes heureux d’avoir quitté l’île de Bali pour une plus petite, voire minuscule, ou les moteurs entendus ne sont que ceux des bateaux, aucune voiture ni moto, la sainte paix! (mise à part qu’on entend encore souvent «massage» ou la sollicitation incessante des restos qui envahissent une grande section du chemin principal fait de sable, adjacent à l’océan. 

Toujours en compagnie de Caroline, on se trouve un modeste bungalow de paille pour (200 000IRP) 20$, pas de clim (David mets de côté ce luxe), une salle de bain crado, mais accès à un super spot sur la longue plage blanche aux eaux turquoises. L’île se jogg en 25min, ce qu’il y a à faire : Plongée, Yoga, magic mushrooms (pas sur notre liste), pêche en haute mer, plage, snorkel, BBQ etc….la grande vie des vacances, mais étrangement je ne tiens pas en place, la chaleur humide me pèse, mais ce n’est que le début, faut m’y faire, je ne fais en fait que tourner le fer dans la plaie les pots!!! (parce que trop de gens sur Facebook commente l’état du climat québécois et ça nous fait, disons,  sourire;))

Cinq jours plus tard, de retour sur Bali on fait une rapide escale vers Seminyak, région connue pour la présence d'Australiens, car si facile d’accès pour des vacances short and sweet, bref, un peu comme Varadero ou Punta Cana pour les kébécoua relous! Notre but étant de trouver les perles de bois Tekk à shipper au Québec car c’est ici, en Indonésie, qu’Artemano (pour ne nommer que celui là) meuble ses entrepôts! Bref c’est le paradis, mais nous nous résignons à mettre ce projet de côté car assez complexe de trouver les pièces et la compagnie cargo en moins de 24h, un dimanche… Nous reviendrons mouhahah!

Dernier blitz de l’Indonésie avant de s’envoler vers Singapore alors on se gâte, déjeuner copieux Balinais, massage d’une heure pour un modeste cinq dollar, le fast food du massage, alors disons qu’il manquais d’amour... Ça vaut ce que ça vaut... Pour en rajouter, nous y retournons le soir, 1h de foot massage pour moi, David retourne pour le complet. De la bombe. C’est ironique quand même, alors que nous payons un café latté 5$ en Amérique, ici on a un massage d’une heure, elle est pas belle la vie!? Je vous le demande?!


Lo

Pour la version de David:  http://dave-asie2011.blogspot.com/
connection internet lente = toujours pas de photos :(

vendredi 25 janvier 2013

JOUR 42: UBUD

L’arrivée dans la petite communauté de UBUD nous fait du bien après l’expérience de la grande ville. C’est plus calme et serein ici. Enfin c’est ce je croyais. C’est assez gros avec des boutiques et des restaurants sur une superficie étonnante. On reste dans un véritable palais qui fait contradiction avec notre dernier lieu de repos. Laurence et Caroline quittent pour un cour de joaillerie artisanale (elles feront leur pièce en argent) . Je décide de découvrir les environs pendant ce temps. Un massage balinais à 6$ plus tard, je m’engage dans la «Monkey Forest», une des attractions principales de la ville. Ça me fait mal au cœur de voir tous ces touristes avec leurs gros appareils photo (comme le mien que je n’ai pas apporté) de nourrir ces petites bêtes et de les prendre en photo. J’en profite pour faire de même mais je me lasse très vite de ce cirque. Retour à l’hôtel après une chaude journée à marcher. Nous improvisons un seau à glace pour apprécier notre bouteille de vin blanc Indonésien «Hatten» pendant que les derniers rayons de la journée nous caressent la peau. Ça c’est un 5 à 7. Délice. Orage. Une fin de journée typique à Bali en cette saison des pluies.

Notre cour de cuisine Balinaise à Casa Luna été un charme pour les yeux et la bouche puisque tournée du marché en introduction et cuisine en second. Rencontre de plusieurs voyageurs avec qui nous parlons de… voyage. (J’en profite pour ramasser des informations sur la Grèce…) J’ai particulièrement aimé la salade de noix de coco rapée à la main, lait de coco extrait à la main et fève verte. Évidemment le chili et l’ail sont omniprésents et nous voici heureux! De retour au pays, je me promets de les essayer et de vous les faire découvrir. On expérimente le maniement du mortier géant sous l’œil attentif de notre charmante professeure. J'en profite et je m'achète un kit de couteau de cuisine typique balinais et me l'envoie par la poste.

Nous rencontrons par la suite un ami de Caroline nommé Keith, un brillant architecte de Vancouver. Celui-ci nous présente à un autre de ses amis, Peter, un grand voyageur qui a habité durant des années à Ubud et qui est de retour d’un long séjour en Thailande. Les planètes sont en train de s’aligner. L’ambiance est étrange car Peter se saoule lentement mais sûrement devant nous. Disons que cet homme est différent quand il a pris un verre de trop. Une autre personne semble prendre sa place. Je lui parle de mon projet documentaire. Comme c’est l’heure d’aller souper, il nous propose à tous de nous amener dans un resto français ouvert par une expat. Je saute sur l’occasion. Tout le monde est d’accord. Elle nous accueille chaleureusement. Son nom est Evelyne, une veuve à l’air un peu triste. Après le repas, je me lève de table pour aller la remercier. C’est un vrai moulin à paroles cette femme! Je lui fais en quelque sorte une pré-entrevue sans toutefois lui parler de notre projet. Ça y est, j’ai trouvé un premier sujet. Je me jure de retourner le lendemain pour lui demander si elle veut participer à notre projet.  Je ne voulais pas la brusquer alors j’y suis allé lentement. Nous n’avons toujours pas rédigé le questionnaire, une urgence s’installe donc et nos cœurs s’emballent de joie et d’excitation.

Ce qui devait arriver arriva. On prend rendez-vous pour le lendemain pour une entrevue. Yé! On écrit le questionnaire, je donne des indications pour la première entrevue de Laurence et bingo! On l’a fait. Évelyne a été fantastique! On tient quelque chose d’humain, de fort, porteur d’un message, pas trop mélo… Tellement inspirant qu’à un certain moment je ne regardais même plus mon viseur, je l’écoutais attentivement et soudain me rendre compte que je n’enregistrait plus! Je veux la mettre dans le film pour sûr! On a donc besoin de visuel pour couvrir tout ça et évidemment, on doit prolonger notre séjour à Ubud.

Pour l’heure, on s’en va faire du vélo et découvrir la campagne balinaise. Un fantastique tour avec plusieurs arrêts pour découvrir la culture du café, du riz, de la botanique, la conception et l’exploitation d’une maison Balinaise, l’importance de la cellule familiale, etc. Encore une fois, ces gens ont quelque chose à nous apprendre. Il ont encore quelque chose de sacré dans leur vie. En parlant de rie, c’est drôle de voir que les gens font sécher leur riz en pleine rue, directement sur des bâches. On essayait de les éviter par respect mais disons que certaines traces de pneus de voiture nous laissaient perplexe. La prochaine fois que je vais manger du riz, je vais y penser deux fois. La deuxième partie du parcours à été enfin plus éprouvante et nous en avons profité pour produire de l’acide lactique dans nos mollet. Il faisait chaud comme c’est pas possible. Nous sommes arrivé au buffet en sueur. On s’est regardé d’un air complice Laurence et moi. On aurait pris une demi-heure de plus histoire de s’achever pour de bon. Partie remise. On va bien dormir ce soir. Je l’aime mon amoureuse!

L’Islam est discrète et à peine perceptible hormis la prière de l’après-midi à travers les hauts-parleurs que nous entendons au loin. Nous observons plutôt des signes d’hindouisme par les fameuses offrandes quotidiennes déposées un peu partout. Tout le monde semble heureux. La famille est forte et précieuse ici. Le cadet de la famille hérite invariablement du domaine familial mais en retour, il ne peut jamais le quitter. C’est inspirant de découvrir les autres peuples. Quand on sort du Québec, on se rend compte que nous ne sommes pas les plus beaux ni les plus fins comme plein gens aiment à penser…

C’est la veille de notre départ. On s’active. On achète des billets. Notre hôte Wyhan (il y en a des tonnes ici qui portent ce nom) nous donne un coup de main. On se loue un motorbike pour le lendemain matin. Nous avons deux heures pour prendre du visuel afin de couvrir l’entrevue d’ Évelyne, aller à la poste, au guichet, etc. C’est une véritable course contre la montre. Laurence conduit fébrilement son premier. On est devenus des chasseurs d’images qui cherchent leur proie. Au détour d’un rue barrée, alors que je filme une cérémonie quelconque, Laurence me tape sur l’épaule et me dit d’amener mes fesses un peu plus loin. Je suis ébahi par la découverte d’un combat de coq en pleine rue, dans la plus pure tradition eh… Balinaise. Les opposants se font attacher une lame à une de leur patte et s’engage ensuite dans un duel à mort. Certain trouveront la pratique cruelle. Les images sont certes crues mais tellement évocatrices… Dans ce monde qui n’est pas le nôtre, on fait de l’argent même avant d’envoyer le poulet se faire plumer et atterrir le soir venu dans notre «chicken curry» au Warung du coin. On a parié sur le coq gagnant et on a gagné le double de notre mise…  Je veux intégrer ça dans le film! Je cours dire merci et au revoir à Évelyne, on revient en vitesse à l’hôtel pour s’embarquer dans un autobus en direction de Padang Bai. De là, on prend un speedboat en direction de Gilli Air, une petite île sympathique au large de Lombok.

Toujours pas possible d’envoyer des photos, l’internet ici est rare, précieuse et inconstante… On a entendu dire qu’il a fait -45 degrés la nuit passé à Québec… Lâcher pas, on est avec vous, On a plein de coup de soleil pis on va peut-être manquer de crème :D

Cheers on s’en va manger du BBQ sur le bord de l’océan!

dimanche 20 janvier 2013

JOUR 36 : C’EST DE LA BOMBE !

À cause de la connection internet, je ne peut pas télécharger d'autres photos. Au prochain stop j'espère! Le titre dit tout. On peut vraiment dire en ce moment précis que nous vivons pleinement l’ivresse du voyage. Nous vivons dans un somptueux guesthouse dans la ville de Ubud mais je commence par vous raconter notre périple jusqu’ici. Flashback. Dernière journée à Wellington.


Dean et Geneviève sont revenus de leurs vacances de Noël et nous voudrions passer plus de temps avec eux. Nous avons préparé un repas sympathique pour le retour, quelque chose de simple mais réconfortant : j’ai nommé la fameuse pizza maison fait de mes  propres mains. J’ai pas tant de mérite mais ils ont vraiment apprécié et ça faisait tout drôle de penser que le lendemain serait notre dernière journée. On a passé du temps formidable à Wellington et nous vous remercions du fond du cœur Geneviève et Dean! Grâce à vous, nous avons expérimenté votre lifestyle et vous avez été géniaux! (Please Geneviève, translate everything to Dean) Sachez que vous êtes les bienvenue chez moi à Québec si vous passez dans le coin, ne chercher plus, vous avez un toit pour votre séjour! Nous avons réussi à revendre notre kit de camping pas trop cher et butin en poche, nous sommes allé faire provisions de vin et de victuailles pour le dernier soir.


Geneviève et Dean nous ont invités à un spectacle en plein-air dans un jardin zoologique avec pique-nique en prime. C’était divin. On a pris des notes pour envoyer au maire de notre ville comme évènement familiale très cool sans besoin de contrôler une foule en leur vendant de la bière de bouette et en les fouillant comme des vulgaires vauriens. Ici tout est réfléchi de façon différente mais "on est tellement meilleur que tout le monde au Québec"… On a pas vraiment écouté le show mais plutôt profité pour jaser un maximum avec eux et leur amis. Un beau moment pour clore l’épisode de la NZ. On s’est levé au milieu de la nuit pour prendre nos avions vers l’Indonésie avec plein d’appréhension. On avait hâte d’arriver.

Notre transfert à Brisbane en Australie nous a juste confirmé qu’on a bien fait d’éviter ce pays. Il n’en fallait pas plus qu’une salade à 10$ chez Subway pour avoir un aperçu de ce qui nous attendait. Heureusement, Laurence est une fille chanceuse dans la vie et une femme a marché dans sa direction pour lui donner un coupon «voucher» car elle devait quitter l’aéroport sans avoir pu l’utiliser. On a eu le Subway gratis en attendant dans la file pour payer! Des fois c’est beau la vie…

Notre arrivée à Denpasar était espérée et notre marche de 3 km de l’aéroport à l’hôtel a été un coup fatal à notre Jetlag (pour David disons;)). C’était magnifique. Laurence aime déjà. L’humidité infâme de L’Asie, la pollution, l’odeur de putréfaction des égouts à ciel ouvert, le visage ébahis des locaux nous voyant marcher sur le bord de l’autoroute, les klaxons incessants, la pauvreté criante et la richesse crasse se côtoient sans gêne un peu partout. Tony, un kiwi coréen nous accueille dans la piscine de Coco de Heaven. Il a quitté son emploi et se paie le premier voyage de sa vie (depuis qu'il a quitté la Corée il y a 17ans). Il nous raconte ses péripéties naissantes et l'excitation quotidienne de son aventure.  Nous percevons une certaine crainte qui caractérise un premier voyage en solo. En buvant une bière, je lui donne quelques bonnes adresses en Thailande et l’échange est riche. On a changé encore de fuseau horaire et nous sommes claqués. On a maintenant onze heures de différence avec la maison. On s’endort instantanément.

Premier contact avec l’Indonésie. Tout le monde est souriant. Des boui-boui à tous les dix pieds. Fait gaffe ou tu marches! (Tiens un rat.) Les trottoirs sont des cratères et les égouts coulent juste en dessous. On voit des bagnoles de fous (lire ici avec des portes hydrauliques qui lève toute seule dans les air) toutes alignées devant un café. Les gens riches ici s'affichent. On entend parler que Kuta Beach et Seminiak ne sont pas des endroits propre et rempli de touriste cons. On se dirige au sud vers Jimbaran, une plage ou il y a un peu de surf et des restaurants. Le repas avec le coucher du soleil avec les fruits de mer et la grosse bière était épique. La bouffe est délicieuse, les épices donnent le ton, oh yeah!. On se promet de prendre un cour de cuisine. Sur le chemin, nous découvrons un wine shop. Ouch. L’indonésie est vraiment abordable mais l’alcool importée est taxée à fond. Le vin Indonésien sera notre choix de prédilection même si il n’est pas un millésime et qu’il n’y a aucune indication de cépage sinon le nom d’un type français qui a importé des vignes ici. La belle vie commence.

On décide de bouger après deux nuits à récupérer du jetlag pour déménager au centre-ville de Denpasar. L’hôtel qu’on a réservé en ligne est par cher mais franchement dégeulasse. J’adore. Le truc en Asie, il faut boucher le drain de la toilette ouvert pour la nuit et laisser la lumière allumée pour empêcher les coquerelles d’entrer. Ca donne froid dans le dos rien que d’y penser. On aurait dit un Hotel pour locaux. Après un copieux petit déjeuner, séance de découverte dans le marché central de Denpasar. Le meilleur moyen d’apprendre à connaître un peuple est d’observer un marché afin de mieux comprendre la dynamique des gens. Partout on marchande mais sans dire mot, des légumes, des fruits… des cossins, des odeurs, la rue des tissus, des poulets éplumés sortis d’un sac de jute par un motocycliste afin de réaprovisionner la vendeuse… On goûte des nouveaux fruits! Mon coup de cœur s’appelle salak Pondoh (voir le snake fruit). J’en mange un sac plein. Tout le monde sourit. Ca bourdonne dans nos oreilles! Nous sommes ébahis, étourdis, ça sens la fumée du djarum (cigarettes au clou de giroffle et épices, typique du coin) et les femmes portent des paniers pleins de légumes sur leur tête. Juste à côté, une rivière sale et polluée complète ce tableau surréaliste. Traverser la rue est compliqué mais on découvre vite l’astuce. Tu lèves la main en t’engageant dans la rue et les voitures te laissent passer. Ça fait peur mais ça marche!

Il y a partout des petits restaurants appelé Warung. Ils servent des plats locaux et sont imbattables au niveau du prix (on se méfie malgré tout du "Bali Belly" hum hum...). On se fait prendre à la pluie torentielle et on s’arrête dans un de ces commerces. On s’éclate avec de la viande BBQ et des légumes. Ca coute des peanuts (et ça goûte les peanuts!) et c’est délicieux. C’est bon manger des plats à petit prix. La visite des temples est un incontournable ici. Ils sont magnifiques et de loin plus intéressant que tout ce que j’ai vu de ce côté de la planète. Les Indonésie sont pour moi les Architectes de l’Asie. Ils ont aussi une tradition d’imagerie religieuse et icônique extrêmement riche. Mes yeux se délectent et je ne peux plus m’arrêter d’abuser d’Instragram. Comme les gens regardent mon appareil photo avec beaucoup d’insistance, je décide de le serrer et met en action mon téléphone mille fois plus discret. Par terre sur les trottoirs, les gens déposent des paniers d'offrandes accompagnés d'encens. Ca semble être une véritable industrie ici. On me rassure en me disant que c'est pas grave de l'écraser par mégarde car une fois qu'elles sont au sol, elles sont pour les "démons". Fiou... À tout les jours, matin, midi, soir ils en déposent sur les trottoirs pour offrir au Dieux. Partout des croix gammées qui nous rappellent que les nazis ont simplement volés un symbole existant pour leur emblème.


On décide bouger vers Ubud. On s’arrête un instant à la prison de Kerobokhan histoire d’aller dire bonjour à Schapelle. Des qu’on leur a dit qui on venait visiter, ils ont illico repris nos fiches. Une gentille Balinaise à l'anglais impec nous a expliqué qu'on avait ruiné nos chances de la rencontrer Les Bali 9 et Schapelle sont "bien protégés". Il faut entrer avec quelqu’un qui connaît une personne à l’intérieur.

Le paradis de Ubud ouvre ses bras à nos sens aiguisés. Comme il fait grand bien à l’âme de sortir de la grande ville. C’est déjà plus propre et cela semble être un village pas si grand. Nous rencontrons une fille de Montréal dans le même guesthouse que nous. Elle s’appelle Caroline et amorce elle aussi un voyage de huit mois à travers l’Asie et l’Europe. Nous fondons ainsi la «French Connection». Les filles décident de se booker un cour de faisage de bijoux et le lendemain un cour de cuisine balinaise tous ensemble! Suivez la suite de nos aventures à Bali bientôt sur votre écran d'ordinateur! Maudit qu'il fait beau! Je fais une obsession esthétique sur la photographie carré de type polaroid! J'adorrre!



:D

dimanche 13 janvier 2013

JOUR 32: LES 4 PATTES EN L'AIR!

 

Sur plusieurs photos on peut me voir les pieds en l’air, en équilibre sur les mains ou me balançant sur une corde au bout d’une branche! Je cherche les endroits pour avoir la tête en bas, pour voir la vie à « l’envers »! Ca tombe bien je suis dans l’hémisphère sud! Voici une vidéo prise dans le port de Wellington, ou des plates-formes de 4 et 6m ont été installées pour permettre à ceux qui en auraient envie, la possibilité de s’élancer entre les quais pour un rafraichissement immédiat! Évidemment je n’ai pas hésité, l’appel était trop grand, d’autant plus que le poste d’ambulance gratuit de Wellington était à deux mètres du plongeon! 


Nous sommes en vol au dessus de l’Australie, direction Denpasar, ile de Bali, Indonésie, drôle de hasard, un article dans la revue fournie par Virgin Australia est justement sur la plus grande ville de l’ile Balinéaise, Denpasar, décrite selon plusieurs guide de voyage comme étant: « Such a congested, noisy hellhole it’s hard to imagine anybody staying there on their own free will ». Ouf, qu’avons nous à y découvrir ? Seul l’avenir nous le dira, et cet avenir est seulement dans quelques heures à peine! Heureusement, l’article est élogieux à l’égard d’un certain quartier nommé Jalan Gajah Mada, que certes nous découvrirons à la recherche de musées, temples, tissus, bijoux, souvenirs faits main, restos locaux, marché d’épices et fraicheurs exotiques.

Il nous faudra être prudent puisque dans mon souvenir de l’Australie en 2005, une certaine Schapelle Corby, une jeune australienne de 27 ans avait fait les manchettes puisqu’elle avait été arrêtée avec 4,2kg de marijuana à l’aéroport de Denpasar, drogue qu’elle nie toujours avoir transportée depuis Sydney. Elle est donc emprisonnée pour vingt ans depuis 2004 dans des conditions exécrables. Heureusement, elle a évité la peine de mort qui est souvent réservée aux trafiquants de drogue en Indonésie.

Son histoire est à mon avis intéressante puisque nébuleuse dans les faits et curieusement les preuves relevées contre elle ne sont pas aussi solide que la justice Indonésienne veut bien le faire croire... Son sac de bodyboard (mini-surf) dans lequel se trouvait la marijuana avait été pesé à son départ de Sydney et ne dépassait pas la limite de poids permise alors qu’à son arrivée à Bali, le poids était supérieur, ce qui aurait dû entrainer des frais supplémentaires qu’elle n’a cependant jamais acquitté. La drogue aurait donc été ajoutée après son enregistrement par quelqu’un travaillant à l’aéroport. D’autant plus que les autorités Australiennes ont refusées de fournir les enregistrements des caméras de surveillance de Sydney, qui auraient captées des images de Schapelle et de son sac. Une fois son procès terminé, les autorités Balinaises ont brûlé les preuves sans faire de relevé d’empreintes digitales ni de test sur l’origine de la marijuana. (???!!!!) Comble du malheur, Schapelle Corby est tombée sur un juge qui n’avait jamais, sur quelques 500 cas, acquitté quelqu’un d’un crime dont il était accusé…

Nous avons d’ailleurs bien l’intention d’aller la visiter à la prison de Kerobokan a.k.a. Bali Hilton (Ha Ha Ha NOT!) Peut-être même visiter quelques uns des « Bali 9 », un autre cas de (pseudos) trafiquants Australiens d’héroine cette fois, qui eux ont plaidés coupables, deux d’entre eux font face à la peine de mort… Rien de moins que le peloton d’exécution. 

Ce n’est pas par voyeurisme, ni par soif de morbidité que nous voulons la visiter, mais parce que ce genre de cas pourrait arriver à n’importe qui. Sa vie a complètement basculée et dans ce cas-ci, rien de positif ne peut en être tiré.  Encore aujourd’hui elle fait les manchettes puisqu’elle tente d’obtenir un transfert vers un hôpital psychiatrique Australien, souffrant apparemment de troubles sévères et mettant sa vie en danger. Elle est source de moquerie de la part de personnalité de la télé... Toute sorte de fausses rumeurs ont été répandues à son sujet et sur sa famille… Cette fille a mon âge, elle plaide la non-culpabilité  depuis le tout premier jour et elle perd de précieuses années qui lui seront impossibles à rattraper. L’histoire est à mon avis trop troublante pour être laissée dans l’oubli et parce que ce n’est pas un film mettant en vedette Claire Danes (on se souvient de Bangkok allée simple!) c’est une réalité se passant dans un pays accueillant une incroyable quantité de touristes et qui pourtant, ne donne pas envie de risquer autant….

Nous y voilà! Au moment de finir l’écriture de ce post, nous étions déjà familiés avec les environs de Jambaran (région de Denpasar, Bali), et qu’en dire! Comme nous avions besoin de bouger un peu après une nuit de sommeil de 2h et environ 10h de transit et de vol, nous avons décidé de marcher de l’aéroport jusqu’à notre B&B (route de seulement 2,7km selon Google map). Hahahah, ya pas un être «sensé» qui fait ça ici sauf nous! Avec nos 17 kg sur le dos, nos gougounes, une «adresse» approximative (c’est l’Asie après tout), une chaleur humide de 34° sous un soleil de plomb, nous avons ignoré chacun des bureaux de change, les chauffeurs de taxis trop insistants, les faux porteurs et avons pris la route! Geez, les trottoirs sont construits mais absolument pas utilisés et surtout absolument pas entretenus! L’inconstance du chemin, les égouts à ciel ouvert et les multiples nids de poule de la grosseur de la Chine nous obligeaient à garder constamment un œil avisé!

Chose certaine c’est qu’on adore! Je laisse le plaisir à David de raconter notre bonheur, d’ailleurs le facteur bonheur était dans le plafond aujourd’hui!

Bise à tous, ça fait plaisir de savoir que vous nous lisez avec intérêt!

Lo

dimanche 6 janvier 2013

JOUR 26 : BONNE ANNÉE!


La nouvelle année a été défoncée de façon sobre. Souper à l’agneau local et champagne (du vrai!) sur le port à minuit. Comme il faisait pas très chaud et que le show était pas de notre genre, on est rentré sagement à la maison. La queue de l’ouragan est arrivé le jour de l’an. Aujourd’hui on peut dire hors de tout doute que l’été est arrivé ici.

  Vue du port de Wellington


  Vue de Wellington du mont Victoria

 Mon amoureuse éblouie devant ma beauté...

  Préparation du souper du jour de l'an... De la bombe!


Retour aux activités extérieures, balade sur le Mount Victoria, Jogging sur le port et, bien sûr, se prélasser sur la plage juste en face de notre magnifique «hot spot». Drôle de sensation. On se croit en vacances sur le bord de la mer pour les vacances de Noël. Il fait vachement beau. On s’attache aux petites bêtes qui partagent notre quotidien. Ah oui! On a commencé à faire de la chronophotographie. Laurence aime bien ;) Il ne reste plus beaucoup de temps dans cet oasis alors nous savourons chaque moment et nous planifions notre itinéraire avec un but commun pour les prochains mois : être déstabilisé et sortir de notre zone de confort. On va être servi…






 
Les billets d’avion sont achetés. On s’en va en Indonésie. Un archipel composé de 17000 iles ou vivent 238 millions de musulmans. Denpasar à Bali sera notre point d’entrée au pays. On compte ensuite partir en roadtrip pour découvrir le nord de l’île, faire un saut jusqu’à Java et terminer notre périple à Jakarta, la capitale. Disons que nous avons lu un brin sur le pays avant de prendre la décision et celui-ci risque de nous procurer un peu plus de «challenge». Tant mieux. On est encore à l’âge ou l’aventure et l’adrénaline m'appelle et m'habite. Yahuuu! Tiens! Des photos de notre visite éclair au studio de Weta qui ont travaillé pas mal sur la trilogie de «Lord of the Ring».


Laurence excitée à la vue de Gandalf le gris!

Un autre ami ajouté sur Facebook!


 Musée miniature!





Je profite de la période de l’année pour souhaiter à tous une très belle année 2013. Personnellement la mienne commence en lion. Ça fait maintenant un an que j’ai abandonné le tabac et je n’en suis pas peu fier! Petite tranche de motivation pour mes amis fumeurs ici : Je fumais environ 5 paquets par semaine à 8$ chacun. Combien j’ai économisé sur un an ? 2080$ Sans compter les effets bénéfiques sur ma santé, le fait que je peux maintenant courir presque 7 kilomètres et que mon sens de l’odorat a décuplé depuis. Si seulement je peux aider UNE seule personne que j’aime à abandonner le tabac, j’aurai complété la boucle et aurai donné au suivant ce que j’ai reçu... Merci à Danny Gilmore et Pascal Alain de m’avoir aidé dans ce processus. J’en suis maintenant à relever un nouveau défi. Pas une résolution parce que souvent on ne la tient pas, plutôt un défi. Ce que j’ai appris au travers les aventures et les épreuves de l’an passé, c’est que la volonté de vouloir faire quelque chose peut nous faire réaliser des choses incroyables. 


On ne contrôle pas toujours tous les aspects de notre vie mais pouvons concrètement en dompter quelques uns. Mon défi pour 2013, c’est de faire attention à ce que je mange et ce que je bois. Je le fais pour moi, pour me faire plaisir et pour, surtout, préserver ma santé qui a été plus qu’éprouvée durant mes nombreuses années de fumeur. J’ai commencé un mode d’alimentation plus sain. Ce n’est pas une diète et ce n’est pas restrictif au point ou ta vie se résume à boire de l’eau et du jus de carotte pour ensuite péter ta coche pis aller te venger dans un chaine de restauration rapide. Non. Je ne veux pas finir comme ça. J’ai choisi une méthode simple, réputé et gratuite et j’ai pris des photos de moi (en costume de bain, à la plage :D) pour voir l’évolution au cours des prochain mois.

 Au début de l'année 2013 à 187.5 lbs

En parlant de restauration rapide... On a essayé le burger d'agneau chez Mcdo il y a de ça quelques jours... Pas besoin de vous dire que pour 9 piastres, c'est pas un option pour les pauvres... Verdict ? C'est de la bouette!


 honte à nous!

face de gars pas sûr de ce qu'il mange...

face de fille sûre de ce qu'elle mange...

 
Un timelapase qu'on a fait ensemble!



Voilà! Je vous souhaite donc aussi de relever au moins un défi dans cette nouvelle année qui commence et aussi de réaliser au moins un rêve que vous caressez depuis longtemps. La vie est courte et je sens que j’ai une urgence de réaliser des rêves et être au meilleur de ma forme pour les vivre! 

 J'ai finalement fait goûter ma fameuse pizza à Laurence et elle ADORE!

Je vous aime! Prenez soin de vous! La suite bientôt!
:David