dimanche 20 janvier 2013

JOUR 36 : C’EST DE LA BOMBE !

À cause de la connection internet, je ne peut pas télécharger d'autres photos. Au prochain stop j'espère! Le titre dit tout. On peut vraiment dire en ce moment précis que nous vivons pleinement l’ivresse du voyage. Nous vivons dans un somptueux guesthouse dans la ville de Ubud mais je commence par vous raconter notre périple jusqu’ici. Flashback. Dernière journée à Wellington.


Dean et Geneviève sont revenus de leurs vacances de Noël et nous voudrions passer plus de temps avec eux. Nous avons préparé un repas sympathique pour le retour, quelque chose de simple mais réconfortant : j’ai nommé la fameuse pizza maison fait de mes  propres mains. J’ai pas tant de mérite mais ils ont vraiment apprécié et ça faisait tout drôle de penser que le lendemain serait notre dernière journée. On a passé du temps formidable à Wellington et nous vous remercions du fond du cœur Geneviève et Dean! Grâce à vous, nous avons expérimenté votre lifestyle et vous avez été géniaux! (Please Geneviève, translate everything to Dean) Sachez que vous êtes les bienvenue chez moi à Québec si vous passez dans le coin, ne chercher plus, vous avez un toit pour votre séjour! Nous avons réussi à revendre notre kit de camping pas trop cher et butin en poche, nous sommes allé faire provisions de vin et de victuailles pour le dernier soir.


Geneviève et Dean nous ont invités à un spectacle en plein-air dans un jardin zoologique avec pique-nique en prime. C’était divin. On a pris des notes pour envoyer au maire de notre ville comme évènement familiale très cool sans besoin de contrôler une foule en leur vendant de la bière de bouette et en les fouillant comme des vulgaires vauriens. Ici tout est réfléchi de façon différente mais "on est tellement meilleur que tout le monde au Québec"… On a pas vraiment écouté le show mais plutôt profité pour jaser un maximum avec eux et leur amis. Un beau moment pour clore l’épisode de la NZ. On s’est levé au milieu de la nuit pour prendre nos avions vers l’Indonésie avec plein d’appréhension. On avait hâte d’arriver.

Notre transfert à Brisbane en Australie nous a juste confirmé qu’on a bien fait d’éviter ce pays. Il n’en fallait pas plus qu’une salade à 10$ chez Subway pour avoir un aperçu de ce qui nous attendait. Heureusement, Laurence est une fille chanceuse dans la vie et une femme a marché dans sa direction pour lui donner un coupon «voucher» car elle devait quitter l’aéroport sans avoir pu l’utiliser. On a eu le Subway gratis en attendant dans la file pour payer! Des fois c’est beau la vie…

Notre arrivée à Denpasar était espérée et notre marche de 3 km de l’aéroport à l’hôtel a été un coup fatal à notre Jetlag (pour David disons;)). C’était magnifique. Laurence aime déjà. L’humidité infâme de L’Asie, la pollution, l’odeur de putréfaction des égouts à ciel ouvert, le visage ébahis des locaux nous voyant marcher sur le bord de l’autoroute, les klaxons incessants, la pauvreté criante et la richesse crasse se côtoient sans gêne un peu partout. Tony, un kiwi coréen nous accueille dans la piscine de Coco de Heaven. Il a quitté son emploi et se paie le premier voyage de sa vie (depuis qu'il a quitté la Corée il y a 17ans). Il nous raconte ses péripéties naissantes et l'excitation quotidienne de son aventure.  Nous percevons une certaine crainte qui caractérise un premier voyage en solo. En buvant une bière, je lui donne quelques bonnes adresses en Thailande et l’échange est riche. On a changé encore de fuseau horaire et nous sommes claqués. On a maintenant onze heures de différence avec la maison. On s’endort instantanément.

Premier contact avec l’Indonésie. Tout le monde est souriant. Des boui-boui à tous les dix pieds. Fait gaffe ou tu marches! (Tiens un rat.) Les trottoirs sont des cratères et les égouts coulent juste en dessous. On voit des bagnoles de fous (lire ici avec des portes hydrauliques qui lève toute seule dans les air) toutes alignées devant un café. Les gens riches ici s'affichent. On entend parler que Kuta Beach et Seminiak ne sont pas des endroits propre et rempli de touriste cons. On se dirige au sud vers Jimbaran, une plage ou il y a un peu de surf et des restaurants. Le repas avec le coucher du soleil avec les fruits de mer et la grosse bière était épique. La bouffe est délicieuse, les épices donnent le ton, oh yeah!. On se promet de prendre un cour de cuisine. Sur le chemin, nous découvrons un wine shop. Ouch. L’indonésie est vraiment abordable mais l’alcool importée est taxée à fond. Le vin Indonésien sera notre choix de prédilection même si il n’est pas un millésime et qu’il n’y a aucune indication de cépage sinon le nom d’un type français qui a importé des vignes ici. La belle vie commence.

On décide de bouger après deux nuits à récupérer du jetlag pour déménager au centre-ville de Denpasar. L’hôtel qu’on a réservé en ligne est par cher mais franchement dégeulasse. J’adore. Le truc en Asie, il faut boucher le drain de la toilette ouvert pour la nuit et laisser la lumière allumée pour empêcher les coquerelles d’entrer. Ca donne froid dans le dos rien que d’y penser. On aurait dit un Hotel pour locaux. Après un copieux petit déjeuner, séance de découverte dans le marché central de Denpasar. Le meilleur moyen d’apprendre à connaître un peuple est d’observer un marché afin de mieux comprendre la dynamique des gens. Partout on marchande mais sans dire mot, des légumes, des fruits… des cossins, des odeurs, la rue des tissus, des poulets éplumés sortis d’un sac de jute par un motocycliste afin de réaprovisionner la vendeuse… On goûte des nouveaux fruits! Mon coup de cœur s’appelle salak Pondoh (voir le snake fruit). J’en mange un sac plein. Tout le monde sourit. Ca bourdonne dans nos oreilles! Nous sommes ébahis, étourdis, ça sens la fumée du djarum (cigarettes au clou de giroffle et épices, typique du coin) et les femmes portent des paniers pleins de légumes sur leur tête. Juste à côté, une rivière sale et polluée complète ce tableau surréaliste. Traverser la rue est compliqué mais on découvre vite l’astuce. Tu lèves la main en t’engageant dans la rue et les voitures te laissent passer. Ça fait peur mais ça marche!

Il y a partout des petits restaurants appelé Warung. Ils servent des plats locaux et sont imbattables au niveau du prix (on se méfie malgré tout du "Bali Belly" hum hum...). On se fait prendre à la pluie torentielle et on s’arrête dans un de ces commerces. On s’éclate avec de la viande BBQ et des légumes. Ca coute des peanuts (et ça goûte les peanuts!) et c’est délicieux. C’est bon manger des plats à petit prix. La visite des temples est un incontournable ici. Ils sont magnifiques et de loin plus intéressant que tout ce que j’ai vu de ce côté de la planète. Les Indonésie sont pour moi les Architectes de l’Asie. Ils ont aussi une tradition d’imagerie religieuse et icônique extrêmement riche. Mes yeux se délectent et je ne peux plus m’arrêter d’abuser d’Instragram. Comme les gens regardent mon appareil photo avec beaucoup d’insistance, je décide de le serrer et met en action mon téléphone mille fois plus discret. Par terre sur les trottoirs, les gens déposent des paniers d'offrandes accompagnés d'encens. Ca semble être une véritable industrie ici. On me rassure en me disant que c'est pas grave de l'écraser par mégarde car une fois qu'elles sont au sol, elles sont pour les "démons". Fiou... À tout les jours, matin, midi, soir ils en déposent sur les trottoirs pour offrir au Dieux. Partout des croix gammées qui nous rappellent que les nazis ont simplement volés un symbole existant pour leur emblème.


On décide bouger vers Ubud. On s’arrête un instant à la prison de Kerobokhan histoire d’aller dire bonjour à Schapelle. Des qu’on leur a dit qui on venait visiter, ils ont illico repris nos fiches. Une gentille Balinaise à l'anglais impec nous a expliqué qu'on avait ruiné nos chances de la rencontrer Les Bali 9 et Schapelle sont "bien protégés". Il faut entrer avec quelqu’un qui connaît une personne à l’intérieur.

Le paradis de Ubud ouvre ses bras à nos sens aiguisés. Comme il fait grand bien à l’âme de sortir de la grande ville. C’est déjà plus propre et cela semble être un village pas si grand. Nous rencontrons une fille de Montréal dans le même guesthouse que nous. Elle s’appelle Caroline et amorce elle aussi un voyage de huit mois à travers l’Asie et l’Europe. Nous fondons ainsi la «French Connection». Les filles décident de se booker un cour de faisage de bijoux et le lendemain un cour de cuisine balinaise tous ensemble! Suivez la suite de nos aventures à Bali bientôt sur votre écran d'ordinateur! Maudit qu'il fait beau! Je fais une obsession esthétique sur la photographie carré de type polaroid! J'adorrre!



:D

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