Rajasthan. 10h22 du matin. Installé confortablement sur mon lit crasseux, je prend du temps pour vous écrire à vous mes parents, mes amis. Il fait salement chaud ici. Je regarde les bouteilles d’eau vide qui trainent sur le rebord de ma fenêtre. Méchante empreinte environnementale. Jamais eu chaud comme ça de ma vie. Je sue juste à taper sur l’ordinateur. L’Asie c’est frais comparativement à ici… Dans la rue, j’entend des cochons couiner. Des sangliers pour être plus précis. Comme dans Astérix. Pourquoi ils sont là ? Je vit dans un monde végétarien maintenant ! Oui je l’affirme haut et fort : La viande c’est mal! Ah oui! Pourquoi ? Parce que les sangliers en question se nourrissent des poubelles humaines, mange de la bouse de vache et boivent et se baignent dans les eaux brunes et vertes des égouts à ciel ouvert dans ma rue. Un jour quelqu’un va débarquer avec un camion, les ramasser un à un et va les vendre en ville aux Chrétiens et aux Hindus! Dégeulasse!!! Je vais faire un «flashback» pour vous expliquer comment j’ai atterri ici, à Pushkar.
Le temps file à une vitesse folle. Pour ma dernière journée à Mumbai, je décide d’offrir une bière à Usha pour célébrer mon départ. Aussitôt nous nous engageons dans une ruelle étroite et crasseuse. À ma droite, un homme sans connaissance cuve son vin appuyée sur la roue d’un jeep. À ma gauche, un gros rat se faufile dans un trou qui donne sur les égouts à demi-overt sous nos pieds. Pas de doute, on se dirige vers le «English Wine Shop» Une grosse «Kingfisher strong» acheté plus tard, (elle a choisie un budweiser… Allez comprendre… Elle ne l’a pas trouvée très bonne d’ailleurs) Usha me propose d’aller la boire dans la rue. Dommage. J’aimais bien ce coin trash ou les indiens boivent sur place à l’abri des regards. Aussitôt assis dans la rue, un policier fâché nous interpelle. Mon poul commence à s’accélérer. J’aime pas la police. Depuis que je suis tout petit. Tout le monde qui me connais le sait. Mon premier film est assez éloquent à ce sujet. (tsé l’histoire d’un gars qui a plus rien à perdre pis qui tire sur la police… Sacré Tarantino! Tu m’a bien influencé mon coquin!) Mais revenons à nos moutons.
Donc mon poul s’accélère. Le moustachu comme
à s’énerver en parler fort en hindi (à ce moment, mes muscles se crispent, j’ai
plus le gout de boire) Pendant trois minutes interminable, Usha argumente avec la police à propos de moi et
je ne comprend que dalle, toujours à demander aux 20 secondes : what’s up?
Finalement, la police sort son cellulaire, prêt à m’embarquer. Évidemment
c’était de la frime. On a donc «régler» l’incident (la police corrompue, vous
connaissez?) avec un paiement en liquide. Une piastre et quatre-vingt sept sous
plus tard, on est de retour dans la ruelle crasseuse, à rire de l’incident, je
me paie une deuxième bière pour fêter ça. Le salaire moyen en Inde est de 8$
par jour pour un policier standard. Ca vous donne une idée comment il était
content le monsieur. Si il m’avait embarqué, c’est son supérieur au poste qu’il
aurait mis le 1.87$ dans ses poches. Toute la passe du cellulaire était du pipo.
Usha me l’a confirmé. J’ai eu ma leçon ! Difficile de s’adapter après quatre
mois en Asie (ou tu peux boire partout partout partout!) Je dis au revoir à
Usha et je m’embarque dans un train en direction de Udaipur et j’en profite
pour poster un paquet remplie de poudre à ma mère (des épices voyons! Arrêtez
de pensez croche!) La poste indienne est moins pire que la poste Vietnamienne.
(À l’heure ou j’écris cette ligne, mon paquet est déjâ rendu. Ça juste pris
deux heures au bureau de poste.)
Après un premier train climatisé glacial
(j’ai gelé comme… comme au Québec!) assailli à chaque demi-heure par des
vendeurs de bouffe, de thé, alouette! J’Ai transféré dans un train de nuit. Là
j’ai eu chaud comme c’est pas possible. Après 18 heures de transport, bien
content d’arriver. Udaipur est une ville… tranquille. Je reste dans un hôtel
assez loin du centre-ville et de plus, j’y suis le seul client. Après une
journée de repos bien mérité, je me risque au centre-ville. Klaxon, pollution,
pauvreté. C’est pas long, je commence à être fatigué de tout ça. J’en viens
même à arrêter de prendre des photos. Tout le monde veut de l’argent contre une
photo. Là je rend compte que le tourisme a aussi des mauvais côtés. Tout les
enfant qui quêtent et toutes ces mères monoparentales ont la même réplique.
Apprise par cœur. Très difficile de faire abstraction. Mon budget a descendu
drastiquement depuis Mumbai. J’en suis à 12$ par jour, incluant les transports.
Ça veux dire deux repas. Ça veut dire qu’il faut que j’y pense à deux fois. Ça
veut dire que si j’aide tout ceux qui me demande de l’aide, c’est 50$ par jour
que je vais donner. Tout ça pourquoi ? Pour que ces gens puissent faire de
l’argent et le donner à quelqu’un d’autre.
Donc un message aux touristes au grand cœur
et aux grandes poches : Achète des mangues, coupe-les avec ton petit
couteau suisse en inox que t’a payé 75 piastres garantie à vie pis partage ton
kilo à 85 cents avec le monde dans la rue. Autrement, ils t’amènent dans un
commerce avec qui ils sont de mèche et te font acheter de la bouffe trop cher
qu’ils vont revendre aussitôt que tu as le dos tourné. Tu veux aider des
enfants? Tu veux aider le monde? Il faut que tu donne ton temps et que tu fasse
une des activités humaine les plus fondamentale : Prendre en photo ce que
tu mange et le poster sur les réseaux sociaux! :D Mais NON! C’est une
mauvaise blague!!! L’activité fondamental c’est… Manger! Quand tu voyage, ca
prend une autre dimension. On dirait que quand tu es chez vous et que tu mange
tout seul, c’est pas grave. Tu es dans ton environnement. Tu as la télé ou l’internet.
Tu mange ton plat favori ou bien une marde préfabriqué parce que t’es trop
lâche, fatigué… Ici, partager un repas est une activité qui rehausse ton
expérience humaine. Barrière de la langue, goûter des nouvelles saveurs,
apprendre des coutumes, découvrir, aimer, détester. Bref! Inviter des gens à
boire un thé ou à manger, c’est quelque chose de vraiment bien.
Je suis donc fatigué de toujours me faire demander de l’argent, sollicité pour un service. C’est à croire que je cherche seulement à consommer tout le temps quand je ne dort pas! Une autre mentalité… Perception différente… Finalement… Je suis un peu tanné de la ville. Je m’y sens axphysié. Le chauffeur de tuk-tuk essaie de me «fourrer» pour une ride de trois minutes. Je suis conscient que je dois payer plus cher mais pas dix fois plus cher… Je marche… Je court! J’ai le temps! C’est pas agréable marcher ici. Le trafic, les klaxons, la saleté. Me lave les pieds avant de rentrer ma chambre. La bouffe est infecte à mon hôtel. Ca fait un bout de temps que j’avais pas manger de la viande et me suis dit : à souère mon beau, un poulet masala. Ouin. Le pire masala de ma vie. Il goutais le surit ce poulet. On dira ce que l’on voudra : c’est pas en Inde que j’ai mangé le meilleur de la bouffe indienne. Je dirais plus Kuala Lumpur. Avec Laurence! Tiens! Ma blonde Laurence! J’ai pas eu de nouvelle depuis un bout de temps. Partie faire une balade au pied des neiges éternelles de la région de l’Himalaya. Je m’ennuie. Je décide d’occuper mon esprit en fabriquant mon site internet. Depuis le temps que j’en parle. Il faut bien que je sois à 14 mille kilomètres de chez moi pour faire ça. J’ai du temps le soir! J’ai pas vu beaucoup de touriste. Il y a longtemps que je n’ai pas parlé français. C’est étrange. Décidément, besoin de calme. Je décide de m’enfonçer dans le Rajasthan. Comme j’ai seulement un mois, je dois choisir les lieux avec précaution. Mon chois s’arrête sur Pushkar. Je décolle d’ici!
J’y suis arrivé tard le soir (vous connaissez le indian time? Si on vous dis que vous y serez vers 6hpm, ajoutez 3 heures pour éviter la déception) Comme je mourrais de faim après une journée sans manger, j’ai pris la décision de me faire avoir par un tuk-tuk qui m’a amené directement de la gare d’autobus de Ajmer jusqu’à mon hôtel. Rappelez-moi de faire une critique assassine sur trip advisor concernant le Mewar Inn de Udaipur qui m’a vendu le billet d’autobus en direction de la mauvaise ville. C’était de l’aventure, j’en conviens, mais mon budget a vraiment pas aimé ça. Donc, cet hotel très correct à 3.75$ la nuit inclus aussi une piscine. Ce n’est que trois jours plus tard que j’ai enfin eu la délicate sensation de me baigner dans de l’eau propre dans un climat semi-désertique avec le soleil d’une puissance inquiétante. Pushkar c’est vraiment un endroit que j’adore. Je crois que je vais rester un temps. Une ville sainte comme on dit. Ma première sortie à été un peu désagréable (je me suis perdu en banlieue, arrivé dans un slum, me suis faite suivre et quêter et j’ai finalement trouver refuge dans un quartier résidentiel.) Là j’ai rencontré mon premier ami, Asheem, qui m’a invité dans sa maison et m’a présenté à sa famille. Wow! Une maison indienne. Pour vrai. Son vraiment gentil. Ils me laissent prendre quelques photos mais j’ai pas beaucoup de lumière. Je lui envoie copie par courriel des photos pour le remercier. Ouf! Ce gars-là à sauvé ma première journée. Je soupe à l’hotel car la bouffe y est délicieuse et je me régale de légumes frais (plus capable en sauce!) En carence de légume deuis mon arrivé en Inde, j’ai enfin un réconciliation avec mon estomac. Petit mot en passant sur la bouffe indienne : C’est bon mais après deux semaines, tu m’en reparlera! Toujours la même base d’épice avec des légumes, du pain des patates pis du fromage. Ca devient monotone Il n’y a pas de viande à Pushkar. Pourquoi ? Parce que c’est une ville sainte (fondé par je ne sais plus quel dieu, Vishnou je crois) Alors ici c’est le paradis des végétariens. Je croise d’ailleurs quelques touristes habillés en mou avec des chevelures louches. Je ne dis pas qu’il y a un rapport entre eux et le végétarisme mais disons que la région est propice à ce genre de clientèle. Pas d’alcool non plus. Interdit. Partout dans le centre-ville. Ça commence bien.
Je suis donc fatigué de toujours me faire demander de l’argent, sollicité pour un service. C’est à croire que je cherche seulement à consommer tout le temps quand je ne dort pas! Une autre mentalité… Perception différente… Finalement… Je suis un peu tanné de la ville. Je m’y sens axphysié. Le chauffeur de tuk-tuk essaie de me «fourrer» pour une ride de trois minutes. Je suis conscient que je dois payer plus cher mais pas dix fois plus cher… Je marche… Je court! J’ai le temps! C’est pas agréable marcher ici. Le trafic, les klaxons, la saleté. Me lave les pieds avant de rentrer ma chambre. La bouffe est infecte à mon hôtel. Ca fait un bout de temps que j’avais pas manger de la viande et me suis dit : à souère mon beau, un poulet masala. Ouin. Le pire masala de ma vie. Il goutais le surit ce poulet. On dira ce que l’on voudra : c’est pas en Inde que j’ai mangé le meilleur de la bouffe indienne. Je dirais plus Kuala Lumpur. Avec Laurence! Tiens! Ma blonde Laurence! J’ai pas eu de nouvelle depuis un bout de temps. Partie faire une balade au pied des neiges éternelles de la région de l’Himalaya. Je m’ennuie. Je décide d’occuper mon esprit en fabriquant mon site internet. Depuis le temps que j’en parle. Il faut bien que je sois à 14 mille kilomètres de chez moi pour faire ça. J’ai du temps le soir! J’ai pas vu beaucoup de touriste. Il y a longtemps que je n’ai pas parlé français. C’est étrange. Décidément, besoin de calme. Je décide de m’enfonçer dans le Rajasthan. Comme j’ai seulement un mois, je dois choisir les lieux avec précaution. Mon chois s’arrête sur Pushkar. Je décolle d’ici!
J’y suis arrivé tard le soir (vous connaissez le indian time? Si on vous dis que vous y serez vers 6hpm, ajoutez 3 heures pour éviter la déception) Comme je mourrais de faim après une journée sans manger, j’ai pris la décision de me faire avoir par un tuk-tuk qui m’a amené directement de la gare d’autobus de Ajmer jusqu’à mon hôtel. Rappelez-moi de faire une critique assassine sur trip advisor concernant le Mewar Inn de Udaipur qui m’a vendu le billet d’autobus en direction de la mauvaise ville. C’était de l’aventure, j’en conviens, mais mon budget a vraiment pas aimé ça. Donc, cet hotel très correct à 3.75$ la nuit inclus aussi une piscine. Ce n’est que trois jours plus tard que j’ai enfin eu la délicate sensation de me baigner dans de l’eau propre dans un climat semi-désertique avec le soleil d’une puissance inquiétante. Pushkar c’est vraiment un endroit que j’adore. Je crois que je vais rester un temps. Une ville sainte comme on dit. Ma première sortie à été un peu désagréable (je me suis perdu en banlieue, arrivé dans un slum, me suis faite suivre et quêter et j’ai finalement trouver refuge dans un quartier résidentiel.) Là j’ai rencontré mon premier ami, Asheem, qui m’a invité dans sa maison et m’a présenté à sa famille. Wow! Une maison indienne. Pour vrai. Son vraiment gentil. Ils me laissent prendre quelques photos mais j’ai pas beaucoup de lumière. Je lui envoie copie par courriel des photos pour le remercier. Ouf! Ce gars-là à sauvé ma première journée. Je soupe à l’hotel car la bouffe y est délicieuse et je me régale de légumes frais (plus capable en sauce!) En carence de légume deuis mon arrivé en Inde, j’ai enfin un réconciliation avec mon estomac. Petit mot en passant sur la bouffe indienne : C’est bon mais après deux semaines, tu m’en reparlera! Toujours la même base d’épice avec des légumes, du pain des patates pis du fromage. Ca devient monotone Il n’y a pas de viande à Pushkar. Pourquoi ? Parce que c’est une ville sainte (fondé par je ne sais plus quel dieu, Vishnou je crois) Alors ici c’est le paradis des végétariens. Je croise d’ailleurs quelques touristes habillés en mou avec des chevelures louches. Je ne dis pas qu’il y a un rapport entre eux et le végétarisme mais disons que la région est propice à ce genre de clientèle. Pas d’alcool non plus. Interdit. Partout dans le centre-ville. Ça commence bien.
Je part à la découverte du coin. Je me perd dans un quartier mal famé et je me fais harceler, suivre. Je suis au milieu d’un mini-bidonville. Au loin, un grand rassemblement religieux. Les hommes d’un bord, les femmes de l’autre. Autour de deux mille personnes écoute un discours dont j’ignore le propos. Laissez-moi vous dire que le caucasien avec un t-shirt blanc pis une grosse caméra dans les mains ne passe pas inaperçu. Je me retrouve encerclé de jeune. Tout le monde se pousse pour se faire prendre en photo. Je me laisse prendre au jeu (pas vraiment le choix) Cinquante photos plus tard, tout le monde me serre la mains, je me sens comme un grand explorateurs qui fait une série de portraits dans l’inde rurale. Évidemment, personne n’a de courriel (comme mon père) pour que je puisse leur envoyer la photo. Je remercie tout le monde. (En me promettant d’en sortir deux ou trois pour les montrer dans mon exposition.)
Je vous avais pas dit ça ? Laurence et moi, on veux faire une exposition de photographie de voyage (un espèce de vernissage si vous voulez) On veut exposer nos photos et essayer de recueillir des dons (à la discrétion des gens) pour financer la post-production du documentaire qu’on a tourné en Asie. Vous serez donc invité à participer à ce projet et c’est cool parce que vous aurez : A) Une photo de votre choix B) Une copie numérique du film C) Votre nom dans le générique D) Une invitation à l’avant première mondiale du film. C’est génial non?
Je fais donc la connaissance dans un petite
ruelle d’un jeune homme nommé Asheem. Il m’invite à entrer chez lui. À
l’intérieur, une mini-usine de textile au rez-de-chaussé et la résidence
familial aux étages supérieure. Ils n’ont pas l’air riche mais heureux. On discute un peu et je suis... intimidé. On
prend quelques photos et me voici de nouveau parti. Je trouve finalement le
centre-ville et me fait apostropher par gens sympathique et aussi… les autres.
Je pense que le plus comique à été ce jeune homme qui parraissait fort sympa
jusqu’à ce qu’il devienne un peu trop insistant et demande de l’aider à faire
un virement d’argent par internet. Je déteste me faire demander de l’argent
mais je déteste encore plus me faire prendre pour un con.
La ville de Pushkar est construire autour
d’un… disons un lac dont les berges sont bétonné. Chaque jour, la population
viens se purifier dans cette eau infecte que je soupconne de servir de dévidoir
pour les égouts de la ville. (Il s’agit là d’un grand paradoxe que de se purifier
avec de l’eau d’une saleté indescriptible.) Malgré tout, il semble exister une
infrastructure d’écluse et de canaux qui permet d’amener l’eau des montagnes
durant la saisons des pluies. Ça permet de changer l’eau du bain. Évidemment,
encore là, des touristes fortunés donnent 3000 roupies (60 piastres) à un kid
de seize ans qui parle bien anglais pendant cinq minutes pour recevoir un peu
d’eau sale sur eux et sur leur noix de coco déséchée et réciter une prière dont ils
ne saisissent pas trop le sens. Ils te donnent un bracelet gratuit à la fin.
Ah! J’ai pas eu droit au bracelet. J’ai pas embarqué dans la mascarade et j’ai
donné 22 roupies au kid pour son temps. Ça valait pas plus que ça. D’habitude,
l’argent va dans la boite à donation, pas dans les poches du kid. Il était pas
content le petit. Savez-vous pourquoi les gens voyagent en Inde ? Parce que
c’est pas cher. Tu peux vivre avec deux cent piastres par mois ici. Tu trouve
des chambres entre 2$ et 1000$ dans la même ville. Après quelques photos volés
(car c’est interdit de prendre des photos, sauf quand tu paie le gros prix) Je
suis allé dans les petites ruelles dire «namasté» au monde. Sympa. J’ai alors
rencontré mon deuxième ami.
Son histoire est hors de l'ordinaire. Il s’appelle
Ashok et il est exportateur de vêtement et aussi fermier. Il a eu la chance
extraordinaire d’être pris en charge par un touriste Allemand. Imagine le
scénario de film : (je ne sais pas si c’est vrai mais en tout cas ca vaut la peine d'en parler) Ashok parle peu anglais et travaille pour un patron qui fait des
vêtements sur mesure. Il est derrière sa machine à coudre, dans le commerce
avec vue sur la rue. Le touriste Allemand (qu’il appelle affectueusement German
Father mais que je nommerai GF pour les besoins de l'histoire) s’approche de lui et lui demande si il peut réparer sa chemise qui est
déchirée. Bien sûr qu’il répond. Deux minutes plus tard, il lui rend la
chemise. GF le remercie et lui demande combien ça coûte ? «Rien» lui
répond Ashok. C’est gratuit! GF insiste mais il ne veut rien savoir.
Intervient alors le patron de Ashok qui est en colère, demande à l'Allemand de
lui donner 100 roupies et en profite pour frapper Ashok. GF est scandalisé. Ça
tourne au drame et aux coup. Ashok perd son emploi. Il n’est pas désepéré, il a
une ferme familiale ou il fait pousser des oignons. GF lui propose
alors d’être son chauffeur personnel pour un road trip de cinq semaines en
Inde. Il accepte, tout content. Armé d’un dictionnaire et d’une voiture
climatisé, il fait la connaissance de ce touriste qui deviendra comme son deuxième
père. il rencontre par la suite la famille de Ashok, visite la ferme, etc. Ashok lui parle
qu’un jour, il rêve d’ouvrir sa propre affaire à Pushkar pour aider sa famille. Surtout, le père de Ashok espère qu'il brise le cercle du fermier sans éducation. C'est tellement important de connaitr eune deuxième langue. Je ne le dirai jamais assez...
Le jour de son départ, son« deuxième père» donne à l’aéroport une boîte de chocolat à Ashok. Il lui dit de partager avec sa famille. En ouvrant la boite à son retour, il découvre, caché sous les chocolat, une liasse de 80 000 roupies (1500 $). Estomaqué, il l’appelle pour lui demander ce que signifie cet argent. L’Allemand lui répond qu’il a six mois pour ouvrir son commerce, autrement il doit lui redonner l’argent en entier. Ashok a réaliser son rêve. Il est maintenant un jeune entrepreneur prospère et exporte ses designs et ses créations jusqu’aux Etats-Unis. Et vous savez ce qui est le plus beau dans tout ça ? Quand quelque’un vient à sa boutique pour faire réparer un morceaux de vêtement, peu importe d’ou il vient, Ashok le répare tout à fait gratuitement...
Ça mesdames et messieurs c’est une histoire inspirante. Ça c’est de l’humanité. Il y a encore de l’espoir dans le genre humain avec une histoire comme ça. Depuis, mon ami Ashok me dit que son bonheur il le vit avec sa femme et ses enfants, qu’il n’est pas uniquement obsédé par l’argent (maintenant que ses affaires roulent) et moi je l’admire ce mec là... On boit un tchai et il se met à me raconter toute sorte d’histoire fascinante sur sa culture. Comme l’histoire des vaches. Un totem pour les indiens. Tout le monde sait qu’une vache sacré en Inde fait ce qu’elle veux, elle mange, chie et s’asseoit ou elle veut et personne ne va l’incommoder. (Ce qui crée quelquefois des embouteillages ou des incidents malheureux comme un touriste en gougoune qui pille dans un tas de m...) Ils prélèvent aussi le lait de la vache et la peau (Shut! Pas tout le monde le fait mais le cuir a une bonne valeur de revente) quand elles meurent. (Pas d’abattoir ici, que de la mort naturelle) Bon, elle mangent dans les poubelles aussi alors je regarde toujours deux fois mon thé tchai au lait avant de le boire… Et la carcasse que devient elle ? Ni plus ni moins qu’un festin pour les chiens. Quand il y a en une qui trépasse, toute la communauté canine fait un gros festin. C’est fou quand on y pense.
Ashok décide de m’amener dans un restaurant en dehors de la ville ou on peut manger du poulet et boire de la bière. Assis dans un jardin avec vu sur les montagnes. On boit de la bière en cachant les bouteilles sous la table (Pour ne pas mal paraître face au gens qui passent dans la rue et qui pourrait nous voir et nous juger) On a mangé notre souper éclairé à la flashlight de mon téléphone. Ça c’est des moments précieux de voyage. Le lendemain, j’ai partager un lunch avec lui et ses amis, employé, commercants. Assez basic mais somme toute intriguant. On s’asseois par terre sur le plancher de la «shop», tout le monde sort des cylindre d’aluminium dans lequel il a des sauces et et du pays qui ressemble à des pitas nommé «chapati». Les sauces sont faite par les épouses des gars en question. En Inde, un gars qui va travailler se fait préparer son lunch par sa femme (comme dans le bon vieux temps ici ;) Honnêtement c’était pas extraordinaire. Le seul légume auxquel on a eu droit était un oignon rouge cru avec du sel pis du poivre. Les sauce était remplie de patate, de poix et de mais. Le moment était plus féérique que le repas. De voir ces indiens sur leur heure de dîner, rigoler et se raconter des histoires en Indu. Pur délice. Je me demande pourquoi je quitte cette ville…
Merci pour tout mon ami. Je suis parti le lendemain après une dernière baignade à mon hôtel et une solide poignée de main à mon ami Ashok. J’ai enfin rencontré des touristes, dont un belge. Ça faisait un bail que je n’avais pas parlé français. Un dernier coup d’œil en ville. Un peu de shopping pour ma belle Laurence. J’ai d’ailleurs eue des nouvelles de cette charmante jeune demoiselle. Elle se porte à merveille au Népal, au grand air avec ses amis du Québec. Tiens, me fait encore offrir du hash à fond la caisse. Faudra que j’essaie un spécial Lassi avant de quitter le pays. Fumer est hors de question pour moi mais boire… mmmh… Peux-être que je me laisserai tenter. Je veux juste pas faire ça tout seul… Nous verrons bien. En attendant, direction le Taj Mahal baby!
Le jour de son départ, son« deuxième père» donne à l’aéroport une boîte de chocolat à Ashok. Il lui dit de partager avec sa famille. En ouvrant la boite à son retour, il découvre, caché sous les chocolat, une liasse de 80 000 roupies (1500 $). Estomaqué, il l’appelle pour lui demander ce que signifie cet argent. L’Allemand lui répond qu’il a six mois pour ouvrir son commerce, autrement il doit lui redonner l’argent en entier. Ashok a réaliser son rêve. Il est maintenant un jeune entrepreneur prospère et exporte ses designs et ses créations jusqu’aux Etats-Unis. Et vous savez ce qui est le plus beau dans tout ça ? Quand quelque’un vient à sa boutique pour faire réparer un morceaux de vêtement, peu importe d’ou il vient, Ashok le répare tout à fait gratuitement...
Ça mesdames et messieurs c’est une histoire inspirante. Ça c’est de l’humanité. Il y a encore de l’espoir dans le genre humain avec une histoire comme ça. Depuis, mon ami Ashok me dit que son bonheur il le vit avec sa femme et ses enfants, qu’il n’est pas uniquement obsédé par l’argent (maintenant que ses affaires roulent) et moi je l’admire ce mec là... On boit un tchai et il se met à me raconter toute sorte d’histoire fascinante sur sa culture. Comme l’histoire des vaches. Un totem pour les indiens. Tout le monde sait qu’une vache sacré en Inde fait ce qu’elle veux, elle mange, chie et s’asseoit ou elle veut et personne ne va l’incommoder. (Ce qui crée quelquefois des embouteillages ou des incidents malheureux comme un touriste en gougoune qui pille dans un tas de m...) Ils prélèvent aussi le lait de la vache et la peau (Shut! Pas tout le monde le fait mais le cuir a une bonne valeur de revente) quand elles meurent. (Pas d’abattoir ici, que de la mort naturelle) Bon, elle mangent dans les poubelles aussi alors je regarde toujours deux fois mon thé tchai au lait avant de le boire… Et la carcasse que devient elle ? Ni plus ni moins qu’un festin pour les chiens. Quand il y a en une qui trépasse, toute la communauté canine fait un gros festin. C’est fou quand on y pense.
Ashok décide de m’amener dans un restaurant en dehors de la ville ou on peut manger du poulet et boire de la bière. Assis dans un jardin avec vu sur les montagnes. On boit de la bière en cachant les bouteilles sous la table (Pour ne pas mal paraître face au gens qui passent dans la rue et qui pourrait nous voir et nous juger) On a mangé notre souper éclairé à la flashlight de mon téléphone. Ça c’est des moments précieux de voyage. Le lendemain, j’ai partager un lunch avec lui et ses amis, employé, commercants. Assez basic mais somme toute intriguant. On s’asseois par terre sur le plancher de la «shop», tout le monde sort des cylindre d’aluminium dans lequel il a des sauces et et du pays qui ressemble à des pitas nommé «chapati». Les sauces sont faite par les épouses des gars en question. En Inde, un gars qui va travailler se fait préparer son lunch par sa femme (comme dans le bon vieux temps ici ;) Honnêtement c’était pas extraordinaire. Le seul légume auxquel on a eu droit était un oignon rouge cru avec du sel pis du poivre. Les sauce était remplie de patate, de poix et de mais. Le moment était plus féérique que le repas. De voir ces indiens sur leur heure de dîner, rigoler et se raconter des histoires en Indu. Pur délice. Je me demande pourquoi je quitte cette ville…
Merci pour tout mon ami. Je suis parti le lendemain après une dernière baignade à mon hôtel et une solide poignée de main à mon ami Ashok. J’ai enfin rencontré des touristes, dont un belge. Ça faisait un bail que je n’avais pas parlé français. Un dernier coup d’œil en ville. Un peu de shopping pour ma belle Laurence. J’ai d’ailleurs eue des nouvelles de cette charmante jeune demoiselle. Elle se porte à merveille au Népal, au grand air avec ses amis du Québec. Tiens, me fait encore offrir du hash à fond la caisse. Faudra que j’essaie un spécial Lassi avant de quitter le pays. Fumer est hors de question pour moi mais boire… mmmh… Peux-être que je me laisserai tenter. Je veux juste pas faire ça tout seul… Nous verrons bien. En attendant, direction le Taj Mahal baby!
Merci David Vachon de m’avoir inspiré à
écrire ce post!






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