dimanche 24 février 2013

JOUR 76 : SAWADEE KAP!


En direct du train de nuit qui nous conduit dans la capitale du Laos, un élan d’écriture soudain pour me rappeler que nous avions un blogue à nourrir. Disons que j’ai moins le temps d’écrire, il se passe pas mal d’aventure dans notre vie. Voici donc en résumé, sans aucune photo, ce qui s’est vraiment passé. Vous savez, le voyage ça forme la jeunesse et on pourrait même ajouter que ça met à rude épreuve la vie couple. On survit malgré tout et c’est quand même exceptionnel. J’ai attrapé une tourista de la mort au night market de Krabi. Non ce n’est pas à cause de la boisson mais bien des saletés de sushis à trop bon marché. Bon à 17 cents le morceaux, j’aurai dû m’en douter… L’ambiance était pourtant survoltée. Un spectacle de nuit, du monde partout, des vendeurs de guenilles à la tonne. En revenant à l’hôtel, Laurence s’est senti mal, a été malade un peu et mon tour est venu plus tard dans la nuit. Première fois que je passait la nuit malade comme un chien avec ma copine couchée à coté. Elle est fait plus solide que moi sur ce point et je peux affirmer que j’ai eu ma leçon. No more poisson cru en Thailande. J’ai pas vraiment vu Krabi. On devait aller faire du vélo mais je n’étais pas rétabli. Après un délicieux massage Thai à deux pas de notre hôtel,  notre répi à Krabi tirait à sa fin. Il était temps de bouger ves l’île de Koh Tao aller rejoindre mon ami Rafi.

Koh Tao

On a pris un bus sans air climatisé qui sentait la pisse pendant quatres heures pour ensuite se taper un speedboat interminable avec assez de houle pour nous foutre un mal de cœur et de la climatisation dans le piton pour bien attraper froid. Merci à Lomprayah d’être une compagnie fidèle à l’odeur de ses toilettes. Arrivé à Tao en haute saison, c’est un scénario proche de l’apocalypse. Il était déjâ tard et tout était complet sur internet dans notre tranche budgétaire. On a rencontré Rafi par hasard au centre-ville du port. Il travaille comme divermaster pour une compagnie de plongée nommé AquaTao. On va faire une entrevue avec les propriétaires pour notre documentaire sur les expats mais pour le moment, On se serre dans nos bras. Il a pas changé d’un poil sinon qu’il est marié à une jolie Tahi nommée Sook. Premier moment d’adversité : plus de chambre disponible. Il nous trouve un truc de dépannage mais deux fois supérieur à notre budget. On va devoir s’y faire, les île ça coute plus cher. Drôle quand même de voir toute cette effervescence alors que la première fois que j’y ai mis les pieds c’était plus tranquille. On essaie d’établir contact avec les proprios le lendemain en se tapant un BBQ thai mais ça ne fonctionne pas. Notre horaire de production s’étire. On se gâte en allant plonger avec Rafi. Superbe plongée, probablement la plus belle que j’ai fait avec Laurence. Elle voit la dynamique du Dive Shop et se rend vite compte qu’elle se lasserait rapidement de ce style de vie. Coup de théâtre! Elle prend une inscription pour une formation de massage thailandais à Chiang Mai. On est tellement serré par le temps et les français sont trop occupés. Décidément c’est un peu compliqué et nous devons reporter la formation de Laurence dans un mois. Ça coupe en deux notre séjour en Thailande mais c’est pour le mieux. Kho Tao change à une vitesse phénoménale. Je ne reconnait plus la plage de Sairee Beach et j'y était il y a moins de deux ans! Partout des gros hotels avec des piscines. Le niveau de pollution augmente et la pression écologique sur ce petit coin de paradis devient de plus en plus critique. Ç a me rend un peu triste parce que tout le monde s'en fout. Je voudrais bien pouvoir changer les choses. J'ai des idées de mégalomane alors je prend ma pilule de malaria et je me sens mieux... Le monde change mes amis et beaucoup plus vite que nous croyons.

On réussi à se faire un première entrevue avec Guillaume et Coco mais un ennui technique survient et il manque le son sur la moitié de l’entrevue de Guillaume et celle de coco est trop houleuse à mon goût (dans le sens de vagues qui font bouger le bâteau un peu trop à mon goût et qui pourrait donner le mal de mer à un téléspectateur) Je suis vraiment découragé du projet et je me surprend secrètement à tout vouloir laisser tomber. Rien de mieux que de recommencer à boire après un arrêt total de cinq jours. Je me suis gâté pour la peine. On a finalement déménagé vers Sairee Beach dans un joli petit bungalow près de tout. Ouf! On étouffait dans notre minuscule chambre au centre-ville. On a maintenant une terrasse et la plage à 30 secondes avec un super motorbike et un second souffle pour terminer le projet amorcé avec les français. On resserre l’horaire, on entre et on se glisse dans le quotidien de ce club de plongée français qui est tissé serré et finalement après sept jours, on a un topo du tonnerre sur eux. En espérant que les ennuis soit derrière, on tire notre révérence vers le centre du pays.. On se fait un dernier snorkeling de la mort avant de partir. On aime cette île et on se promet d’y revenir en basse saison!
Bangkok

Le bateau de nuit et la run d’autobus se sont bien déroulé mais on s’est accroché à notre arrivèe sur Khao San Road. Manquer de sommeil peut avoir des conséquences fâcheuses sur la dynamique de couple. Il est 5 heures du matin, tout le monde est saoul, tout le monde est gelé, on marche trop pour trouver un lieux pour crécher mais personne ne veux nous laisser entrer avant onze heures. On échoue comme des épaves chez Mcdo pour se boire un café à trois piastres. Bon. Faut se trouver des activités. Notre but ici est de faire du shopping et ma copine va être servie. À s’en éclater le portefeuille. Et moi encore plus. Ça c’est une autre histoire. Mon but à BKK, c’est de sortir du circuit touristique de Khao San Road pour aller plus dans le centre-ville. On quitte Khao San le lendemain midi pour Sukhumvit là ou il y a les expats, le skytrain et le quartier de Patpong.

J’ai aussi réussi à aller donner un coup demain pour tourner un vidéoclip avec mon ami Phil Tetu, réalisateur talentueux qui m’avait accueilli lors de mon premier périple en Asie. Je prend des images de «making Of» de son travail car il a chaleureusement accepté de participer à notre projet documentaire. Ça va servir de visuel! L’artiste anglais était vraiment sympa, on s’est amusé à tourner dans les ruelles étroites du Chinatown. J’ai vraiment hâte de voir le résultat final. C’est inspirant son histoire! Je vous en reparle plus tard car nous revenons à Bangkok le 18 mars pour tourner son entrevue.

La street food est délicieuse dans ces nouveaux quartiers que je découvre avec mon amoureuse. Mon coup de cœur : Le Pat Pit Mu. C’est quoi ça? Grossièrement des fèves vertes dans une sauce mariné au porc avec du chili. C’est bon dans la bouche et celui de la rue est de loin supérieur à celui du centre d’achat. Ah! Pis ces petits desserts sucré à base de pâte sucré et de coconut que Laurence m’a fait découvrir… C’est bon pis ça goûte divin. Facile de prendre vingt livres ici. L’expérience est si différente de la première fois, j’ai plus le temps de découvrir le vrai Bangkok en dehors du circuit transitoire du backpacker… J’adore cette ville! Même avec son trafic infernal, son monde nonchalant qui se trainent les pieds, ma bulle qui est constamment mise en danger, sa puanteur et son smog, ses vices et sa luxure, sa pauvreté criante… Si j’avais le choix, c’est la ville qui serait mon point de chute en Asie du Sud-Est. Je sens qu’il y a des possibilités ici… Je suis complètement dingue de ce que j’ai trouvé ici en magasinant, je suis obnubilé par les lentilles et autre matériel photograhique, c’est malade comme il y a du potentiel ici!

Anecdote : Il y a quelques jours, on (j’ai) a bu pas mal de bière avec le propriétaire d’un restaurant nommé Poutine sans Frontières. C’est un québécois expatrié depuis quelques années qui vend de la poutine près de Khao San Road. On a eu bien du plaisir à discuter voyage et culture thai (sa copine est originaire de Bangkok) On a rencontré d’autre québécois et des français tout au long de la soirée qui sont venus gouter à la fameuse poutine de Bangkok! Comme je ne suis pas un amateur, j’ai attendu d’être éméché (parce que je ne mange jamais de poutine à jeun) pour y gouter et son accent poivré m’a vraiment plu. Il devrait cependant blanchir leur frite, ce serait plus succulent encore! Une expérience que je conseille à tout le monde! On a un ami parti pour l’inde qui nous tiens au courant de ses aventures. Dommage j'aurais bien aimé qu'il participe au projet du documentaire mais je me suis abstenu d'en parler car j'ai déjâ deux restaurateurs dans le portrait. Pour le moment, le train arrive à la gare, nous traverserons dans quelques instants le pont de la rivière Kwai qui relie la Thailande au Laos, un pays que je découvrirai en même temps que Laurence. Je l'aime cette fille!!! :) Bientôt on va mettre des photos de tout ça durant nos journées de congé! ;)

Kuptchaille lai lai!

Dave

JOUR 63: GREAT EXPECTATIONS

Je suppose, naïvement, que toute personne regardant avec désir, des images de Railey Beach et les environs auraient aussi, naturellement, des attentes face à cette beauté de lieu terrestre. Les photographes et éditeurs savent cependant comment s’y prendre pour tronquer la réalité et l’embellir, bien certainement! Ne vous méprenez pas cependant, le lieu est effectivement paradisiaque, mais à mon premier regard, j’étais disons, déçue…

David, ayant déjà exploré certains territoires de la Thailande l’année précédente, n’avait jamais mis pied à Railey, ni Tonsai Beach, sa voisine, mais en avait tant entendu parler par ses amis et devait donc les découvrir. Après avoir reçu conseil d’une amie québécoise grimpeuse à budget (pléonasme, je suppose hahaha!!), nous devions nous diriger vers Tonsai plutôt que vers Railey, trop cher pour la moyenne des backpackers! En quittant Koh Lanta par un ferry de 2h, nous avons transféré vers Tonsai Beach via un long tail boat. Seulement 3 couples à bord avec nous. Le reste des gens allaient vers Railay, ça promettait!

Ces majestueux rochés couleur sable se détachant des montagnes nous donnaient un panoramique grandiose, un désir de les gravir. Malgré le fait que Railey soit sur la terre ferme, c’est un endroit qui n’est accessible que par bateau. La plage de Tonsai ne dépassait pas un kilomètre de long et est séparée de Railey par une falaise escarpée et par la jungle, que nous avons traversé, un soir, à la lampe frontale. La profondeur du village de Tonsai est négligeable et drôlement construit : un chemin circulaire dont le centre est vide. Une plage déserte il y a quelques années à peine qui est maintenant prise d’assaut par le tourisme d’aventure.

Sans avoir de réservation en cette haute saison, nous décidons de faire du « porte à porte » pour le plus abordable…donc disons-le : le plus cheap en l’occurance! Pour notre budget actuel, nous trouvons un trou pour 14$ (soit 400 Baht). Quand je dis un trou c’est parce qu’à ce moment là, mes attentes étaient bien hautes, puisque tant vantées par les magazines et voyageurs (je suppose que ce genre de guesthouse ne fait pas partie des must see !) Mon moral tombait à zéro! Un bungalow (pas un bungalow comme ceux à Loretteville ou Beauport là!!) un bungalow carré surélevé fait de paille, avec galerie en bois, un lit (voire une dalle de béton couvert d’un drap bleu), un moustiquaire, un fan, toilette turque (un trou entouré de céramique blanche au dessus duquel on doit s’accroupir et flusher avec une chaudière d’eau, c’est ben la mode apparemment!). Papier de toilette et serviettes non fournies. What a deal! Chanceux que nous sommes parce que nous avons une douche avec pression. ;) Ils ont clairement tournés les coins ronds puisque le drain de l’évier manquant, l’eau (et tout le reste) nous tombe donc directement sur les pieds! Ah! J’oubliais, pas d’électricité entre sept heure du matin et six heure du soir. Fouin pouin pouin pouin…. La lune de miel est bien loin! Hahahahahah!

La tête basse on s’en va noyer notre (ma) déception au rhum sur la plage pour le coucher du soleil. Tout ça rend les idées beaucoup plus floues et c’est parfait! Je me ramolie et je me détend pour ainsi en rire et me dire qu’anyway, on passera pas de temps dans la chambre, c’est pas le but ici! Après le fond de rhum, on en rajoute avec de la bière, mon but est de m’endormir solide pour ignorer la crassitude de la chambre! (sorry mom and dad ;)

Alors que nous sommes au Minimart, je reconnais un couple (Leo et Ingirt) qui était à bord du long tail boat avec nous, on commence à jaser et décidons de partager le repas pour continuer le flot de paroles échangées entre David et Leo. Ils forment un couple d’Israéliens dans la cinquantaine, voyageant pour la 3e fois en Thailande, ou ils se sont rencontrés il y a vingt-cinq ans! Je ne veux pas trop en dire sur ce blog mais David joue les « innocent » et profite du fait que Leo a la jasette facile et une vie fascinante à raconter. Disons que notre réalité diffère grandement de la leur. Après avoir fait leur service militaire obligatoire, Leo étant technicien médical et Ingirt officier, ils se sont offerts pour être fermiers et vivre dans un Kibbutz, une communauté plus ou moins grande ou les édifices communs sont centraux et les maisons des membres construites autour. Sans statut social défini, la propriété privée n’existe pas et toutes les décisions sont votées une fois semaine par l’ensemble des membres. Même l’argent reçu par un tiers est rendu au Kibbutz et leur voyage en Thailande a été voté par la communauté! Leurs enfants de dix-sept et vingt ans font présentement leur service militaire. Il passerait la nuit à nous parler de sa vie, son pays, sa communauté, son rôle, de comment la guerre règle les problèmes, même les plus petits… Fascinant!

Plus tard, sur la plage, alors que nous sommes enjoués d’entendre et voir les feux d’artifices exploser et éclairer la plage, le couple se tend et craint un instant le pire.
Les cicatrices du passé sont évidentes et pas si lointaines, ils nous en parlent le plus naturellement du monde. Quelle rencontre!

Le lendemain nous prenons le bateau vers les falaises au large pour une journée de Deep Water Soloing, a.k.a. de la grimpe sans corde, sans ancrage, sans sécurité, au dessus de l’eau! David s’est aussi enrôlé malgré sa crainte des hauteurs, BRAVO! Nous grimpons en s’accrochant à la paroie rocheuse et, une fois rendus assez haut ou incapables d’escalader davantage, nous nous jetons dans les eaux turquoises! De mon côté je me suis arrêtée à plus ou moins sept mètres. Une journée magnifique avec des gens et des lieux magnifiques, comme je les aiment.

Lo

 

JOUR 57 : TWIN TOWERS


Dans l’autocar qui nous amène vers le cœur de la bête, on frappe un VUS de plein fouet sur l’autoroute. Un blanc bec dont la peinture vient d’être sérieusement égratigné sort de l’engin. Tout le monde s’empresse de prendre une photo pour envoyer sur les réseaux sociaux. Bienvenue en Malaisie.

Premier choc culturel : L’islam. Ils sont partout. Différent de ce que j’ai vu depuis le début du voyage. Principalement des obèses mollassons (je n’exagère pas) en short courte bien confortable avec, accroché à leur bras, une femme tout habillé de noir, le visage couvert avec trop de maquillage autour des yeux. Il fait au moins 33 degrés. Ça me fait capoter. Ça me rappelle la crise des accommodements raisonnables. Ça me rappelle qu’il faut respecter la culture des autres quand on est dans un autre pays. Si seulement on faisait de même chez nous… Bref, les gros musulmans viennent se la péter à Kuala Lumpur. Cette ville n’est pas la Malaisie donc on ne pourra pas dire qu’on a vu le pays. On s’achète un drapeau de la ville plutôt que celui du pays. C’est plus représentatif. Accepter la différence, c’est dur!

On arrive dans notre guesthouse minimaliste bien situé au centre-ville. C’est pas un palais mais en visitant ceux autour, on se rend compte que pour 25$, on ne trouvera pas mieux. Il y a même une cuisine pour se faire à bouffer. On a croisé des québécois à qui on as pas parlé qui prenaient leur trois repas par jour là. Étrange quand t’est dans une ville ou la bouffe est à tout les coins de rue, délicieuse et abordable.

On est allé faire un tour au temple du bouddha d’or à l’autre bout d’une ligne de metro. C’était bien mais encore une fois trop de boutique, de souvenir et de musique tonitruante (à s’en boucher les oreilles) L’extérieur du temple est splendide mais l’intérieur était décevant. Content d’avoir monté les marches et pris des photos de la fille que j’aime. On achète un bijou d’une femme indienne aux yeux pâle et on quitte les lieux affamés. C’est qu’on marche vraiment toute la journée nous autres!

À la première occasion, on se jette littéralement sur la bouffe indienne. Le Mourtabak est délicieux. Le pain naan aussi. C’est bon, c’est gras pis c’est plein de blanc. Pas super pour la ligne mais un bon aperçu de se qui nous attend en Inde. Pas d’alcool dans ce genre d’établissement. On s’essaie ensuite sur Jalan Alor, LA rue des restaurants ou tu peux te taper du BBQ, de l’indien du Thai tout à la même place! On s’est acheté une bouteille de Chardonnay pour l’occasion. Le repas était décevant pour le prix mais au moins on avait du vin! On s’est donné comme défi de ne pas retourner deux fois manger à la même place! Des fois on se trompe, des fois c’est de la bombe. Kuala Lumpur est vraiment une ville ou on peut encore un fois s’éclater avec les foodises.

Pour le reste, les attractions sont hors de notre budget. On décide de s’offrir l’Aquarium (qui est situé au pied des tours Petronas) qui est décrite comme dans les plus impressionnante et diversifié au monde. Non. C’est non. Pour 18$, t’a dix-huit minutes de couloir sombre avec des touristes qui prennent des photos avec leurs flashs (alors que c’est interdit) de d’autres touristes qui regardent des poissons pis des enfants qui courent partout en criant. Bref on s’est fait un peu rouler. Errance autour des tours Petronas. Toujours une belle photo à mettre sur les réseaux sociaux. La seule personne qui semble ne pas coller à tout ce décor c’est mon amoureuse Laurence car c’est la seule à ne pas avoir d’appareil photo dans les mains. On se croyait en plein délire. Les gens font la queue à tour de rôle pour se faire photographier devant les tours (enfants, couples, famille) Ça fini plus, ça prête son kodak à un inconnu. On a le vertige et on décide d’aller se faire voir ailleurs. La pluie vient nous caresser le visage pour le retour.

Au niveau shopping, on en a eu à s’éclater les boyaux. Personnellement je me lasse extrêmement rapidement de la guenille, des souvenirs pis des gogosses qui servent à rien alors que ce que je cherche ne semble pas exister. Après un après-midi solo, j’ai rien trouvé d’intéressant au centre-ville sinon une discussion avec un vendeur qui m’a suggéré de sortir du circuit normal et d’aller dans un endroit plus local appelé PUDU PLAZA. On décide de s’y risquer après avoir cassé la croûte. Le chauffeur de taxi nous à menti et ne sait pas c’est ou! On est dans un endroit local et on demande au gens. Ici on est dans le vrai KL. Pas de massage, taxi et T-shirt. Il y même des gens qui nous envoie un sourire. Juste changer de quartier, on vient de changer de dimension. On s’arrête dans un resto pour manger une boule de friture. C’est bon! Dans la rue, des restaurants directement sur le trottoir, pas de menu en anglais. Pas de doute. On est dans la bonne direction.

Je suis entré dans ce centre commercial un peu crade et j’ai trouvé ce que je cherchais. Des vrais aubaines… Mais surtout des dizaines de lentilles photo abordables!!! Comme un enfant, j’ai admiré l’étalage en me promettant de revenir le lendemain. J’y suis retourné seul et suis revenu à la chambre avec deux lentilles Nikon manuelle. J’avais un set de lentille comme ça il y a deux ans que j’ai vendu pour payer mon hypothèque de maison en revenant de mon premier périple en Asie. Maintenant, je les rachète avec le fric de la vente de la maison. Il m’en manque encore mais c’est un bon début! Ironie du sort! Sans tomber dans une description technique, c’est de la bombe et j’en suis satisfait! J’essaie juste de me rappeler que ça fait pas le bonheur ces choses-là mais que ça fait des beau souvenirs en image et c’est ce qui te reste de plus précieux d’un voyage comme le nôtre. Ca fait du sens non? Mon shopping est fini, j’ai plus rien à acheter ici et ça tombe bien parce qu’à quatre heure du matin, nous sommes en direction de l’aéroport pour aller se faire griller la peau sur une belle plage de Thailande. On est arrivé quelques heures plus tard à Koh Lanta, sur la côte ouest.

On est devant une plage magnifique, une des plus belle que j’ai vue en Thailande. Il fait bon vivre. On a notre scooter, on mange du Pad Thai à 1.66$ et on se prend pour des millionnaires en vacances. Laurence revient d’un jogging toute en sueur. Je cours la rejoindre dans l’eau. Life is good! On quitte pour Railay Beach cet après-midi, histoire d’aller essayer un peu d’escalade (faut pas se faire trop d’idée!)

Choc dee Kap!

Dave

JOUR 52: SINGAPORE «FLINGFLANG»

Je commence ce blog par témoigner tout mon soutien et mes sympathies les plus sincères à mon amie Stephanie Wandke qui a interrompue un long voyage en Asie pour aller au chevet de son père. Il est atteint d’un cancer incurable et toute sa famille est réunie pour passer au travers cette épreuve. Stephanie I think about  you and I’m deeply sorry for what's happening. It reminds me of how fragile life can be… Death of  beloved one is painful and I hope you will get throught it and find yourself a way to give life and happiness to your family, friends and loved ones. Peace.

Première impression à l’arrivée. Des agents de sécurité armés avec des pistolets. Un peu intimidant mais on se sent en sécurité. Nous le sommes en fait. Singapore est le pays le plus sûr d’Asie. Nous sommes excités à fond de voir notre première mégalopole! Tout est propre ici! C’est plutôt rare en Asie. Tiens, le monde se fouille dans le nez. On prend l’autobus pour se rendre à notre hotel, un peu en périphérie du centre-ville. C’est un paradis de restaurant et c’est avec excitation que l’on se lance à la découverte de toute cette gastronomie. Le quartier de Geylang est un bon choix car c’est le plus économique à 50$ la nuit. Découverte du Roti, une pâte cuite sur plaque, bien grasse et garnie de ce que tu veux. C’est des gens d’origine indienne qui font ça mais il paraît que ça vient du Népal… C’est bon et je vais en redemander.

Il y a tellement de règlement de toute sortes ici qu’il font même des autocollant souvenir pour les touristes (du genre jeter un papier par terre 500$ d’amende) La loi est sévère et peu de gens osent la défier. La peine de mort ici si tu tire un coup de feu même si tu ne blesse personne! Les touristes sont une précieuse denrée et peuvent compter sur des installations moderne et luxueuse pour assouvir leur désir de luxure. J’ai appris un peu plus sur les lois et coutumes de l’île en allant casser la croûte ave Laurence dans un «food court», endroit ou plusieurs restaurants sont réunis pour offrir une variété de repas en tout genre. Des intestins de porc jusqu’au canard frit, tu peux vraiment t’éclater mais il est difficile de faire un choix tellement il y a de kiosque. Dans ce contexte de grande table commune, nous avons rencontré ce dentiste qui nous à tenu en haleine pendant un certain temps à nous expliquer l’histoire de son pays, les lois et coutumes, tout ça en dégustant de délicieux dumpling bien cuit dans l’huile! Miam. Quand je lui ai répliqué que c’était fou d’appliquer la peine de mort de la sorte, il m’a répondu bien sagement que dans mes yeux d’occidentaux, cela paraissait «crazy» mais les statistiques parlent d’elle même : le taux de criminalité le plus bas en Asie. La peur est un puissant agent de dissuasion et la sécurité semble être une priorité sur laquelle on ne lésine pas ici. Il a raison. Je ne me rappelle pas avoir vu ne serais-ce qu’un seul policier à travers la ville. Il nous laisse sa carte d’affaire. Toujours pratique.

Singapore a obtenu une première indépendance des britanniques et s’est rallié à la Malaisie en 1963 avant de se séparer de nouveau en 1965. Double indépendance qui à conduit ce minuscule pays dont la densité de population est la 4e au monde à devenir l’un des quatre tigre d’Asie, c’est-à-dire un centre financier majeur. Ils m’inspirent beaucoup ces gens et je crois que l’on a quelque chose à apprendre d’eux. En tout cas leur développement économique est phenoménal, ici il y a du boulot en construction!

Tout ça donne soif et on se rend compte que la bière est pas achetable ici! Tant pis on trouve du chardonnay au dépanneur à 13$. Bonheur. Directement dans la baie de Singapore. Spectacle du coucher du soleil avec projection sur mur d’eau, à deux pas du casino. On essaie de monter dans la tour mais ça coute des bidous. On a choisi le vin J

Paradis du shopping et compagnie. On prend chacun notre chemin et je découvre mon centre d’achat. On est comme à New York. J’y crois pas. Tout ce que je veux est devant mes yeux (lire ici du matériel photo et vidéo mais directement dans ta face lutôt que sur un site web) Je me sauve de là et je sauve dix mille piastres. Fiou! Je passe du bon temps avec Laurence. On marche pas mal et on découvre plein de nouvelle chose chaque jour. On est en mode surstimulation. Je ne veux plus quitter cet endroit!

La route est encore longue et nous devons nous résoudre à quitter cette ville opulente pour la Malaisie. Dernier petit fait cocasse : La fondue chinoise c’est pas bon. On en a goûté de la vrai accompagné d’une bonne grosse bière chinoise pas buvable. Un centre de table ou deux sortes de bouillons sont disposés, un doux et un piquant. Tu choisis ensuite des bâtonnets sur lequel il y a de la viande marinée ou des légumes ou des… des… Je ne saurais pas le dire. Le bouillon nous a brûlé les papilles (pas de chaleur mais d’épices) tellement que je ne comprenais plus ce qui se passait dans ma bouche, la bière goutait le sel, la viande goutait le sable, bref une drôle d’expérience… Disons que je m’ennuyais de la sauce mayo/ketchup qu’on fait à la maison (mais non c’est de l’ironie!) Une expérience à ne pas revivre mais fallait essayer pour commenter!

Direction le métro avec un ingénieux système anti-suicide. Décidément ils sont fortiches au niveau transport en commun! On reviendra pour sûr dire bonjour à notre dentiste!

Cheers!
David

Singapore, On aime! Version Laurence

Un court saut en « civilisation moderne » asiatique dans l’immensément peuplée République de Singapore, sur une superficie de 710km2 (!!!), 5millions d’âmes y habitent, ce qui le classe au 3e rang mondial au plan de la densité de population (7 315hab/km2). On pourrait traverser le pays à pieds en une longue journée! En arrivant à l’aéroport on constate immédiatement les influences Britanniques qui ont régies le pays jusqu’en 1963, mais aussi l’influence rigide et stricte Chinoise, « c’est tellement de la bombe » répète sens cesse David! C’est clean, c’est beau, c’est métissé, c’est architecturalement éclaté, c’est imposant, c’est délicieux, c’est chaud, c’est stricte, c’est clair, c’est varié. Ici il y a 4 langues officielles, ce qui donne le pouls de la diversité culturelle, on parle l’anglais, le malay, le chinois et le tamil (indien).

On se lance dans le bus public en départ de l’aéroport, 34 minutes et un transfert plus tard on descend à l’arrêt dans le quartier Geylang qui sera notre point de repos pour les trois prochaines nuits (trop court, oh oui !). On croit d’abord être atterris en sol homosexuel, d’abord à cause du nom du quartier (on peut s’y méprendre), ensuite parce que notre hotel se nomme New Happy Hotel et qu’il offre des « transit  stays» d’une durée de une à quatre heures, et parce quelques jeunes hommes aux mœurs douteuses se tiennent dans la ruelle adjacente à l’hotel! Bah, qu’à cela ne tienne, on est juste là pour dormir et certes se laver!

On dépose nos sacs et on fonce vers les nombreux « eating house », (boui boui  semi-propres, chinois/indiens/coréens etc... Ils offrent différents plats entre trois à cinq $) qui abondent le long de la rue, ou les locaux s’entassent aux tables en résine de synthèse à bouffer et boire des litres de bière, directement à notre porte, on aurait pas pu mieux tomber! Nous sommes surstimulés, littéralement. Le lendemain on part explorer, on s’arrête déjeuner à la soupe. Suffit de s’assoir n’importe ou, partager une table avec les locaux et ça y est, on jase, on écoute leurs conseils, on goûte même à leurs plats qu’ils sont heureux de nous faire découvrir, on apprend que la loi ici elle est écrite pour être respectée, que les gens ne déconnent pas, c’est pour ça que l’ordre semble régner! Mon post devait être court et concis, mais c’est franchement difficile, il y trop à dire. Chinatown, Little India, les bâtisses, le port si animé, le shopping entassé, les restos, les transports en commun, les saveurs etc…j’en laisse à David!

Ah oui! Les jeunes hommes que nous avions trop vite jugés, s’avèrent finalement être des trafiquants de cigarettes, nous nous sommes assis à un resto à observer leur manœuvre et c’est incroyable à quel point ça roule leur affaire, constant traffic, pire que celui du service à l’auto Tim Horton du boulevard Hamel, 7h45am;) Reste qu’il y avait de jeune et jolies femmes qui s’occupaient de garder la  prostitution active à trois rues de notre hôtel…

Lo