Dans l’autocar qui nous amène vers le cœur de
la bête, on frappe un VUS de plein fouet sur l’autoroute. Un blanc bec dont la
peinture vient d’être sérieusement égratigné sort de l’engin. Tout le monde
s’empresse de prendre une photo pour envoyer sur les réseaux sociaux. Bienvenue
en Malaisie.
Premier choc culturel : L’islam. Ils
sont partout. Différent de ce que j’ai vu depuis le début du voyage.
Principalement des obèses mollassons (je n’exagère pas) en short courte bien
confortable avec, accroché à leur bras, une femme tout habillé de noir, le
visage couvert avec trop de maquillage autour des yeux. Il fait au moins 33
degrés. Ça me fait capoter. Ça me rappelle la crise des accommodements
raisonnables. Ça me rappelle qu’il faut respecter la culture des autres quand
on est dans un autre pays. Si seulement on faisait de même chez nous… Bref, les
gros musulmans viennent se la péter à Kuala Lumpur. Cette ville n’est pas la
Malaisie donc on ne pourra pas dire qu’on a vu le pays. On s’achète un drapeau
de la ville plutôt que celui du pays. C’est plus représentatif. Accepter la
différence, c’est dur!
On arrive dans notre guesthouse minimaliste
bien situé au centre-ville. C’est pas un palais mais en visitant ceux autour,
on se rend compte que pour 25$, on ne trouvera pas mieux. Il y a même une cuisine
pour se faire à bouffer. On a croisé des québécois à qui on as pas parlé qui
prenaient leur trois repas par jour là. Étrange quand t’est dans une ville ou
la bouffe est à tout les coins de rue, délicieuse et abordable.
On est allé faire un tour au temple du
bouddha d’or à l’autre bout d’une ligne de metro. C’était bien mais encore une
fois trop de boutique, de souvenir et de musique tonitruante (à s’en boucher
les oreilles) L’extérieur du temple est splendide mais l’intérieur était
décevant. Content d’avoir monté les marches et pris des photos de la fille que
j’aime. On achète un bijou d’une femme indienne aux yeux pâle et on quitte les
lieux affamés. C’est qu’on marche vraiment toute la journée nous autres!
À la première occasion, on se jette
littéralement sur la bouffe indienne. Le Mourtabak est délicieux. Le pain naan
aussi. C’est bon, c’est gras pis c’est plein de blanc. Pas super pour la ligne
mais un bon aperçu de se qui nous attend en Inde. Pas d’alcool dans ce genre
d’établissement. On s’essaie ensuite sur Jalan Alor, LA rue des restaurants ou
tu peux te taper du BBQ, de l’indien du Thai tout à la même place! On s’est
acheté une bouteille de Chardonnay pour l’occasion. Le repas était décevant
pour le prix mais au moins on avait du vin! On s’est donné comme défi de ne pas
retourner deux fois manger à la même place! Des fois on se trompe, des fois
c’est de la bombe. Kuala Lumpur est vraiment une ville ou on peut encore un
fois s’éclater avec les foodises.
Pour le reste, les attractions sont hors de
notre budget. On décide de s’offrir l’Aquarium (qui est situé au pied des tours
Petronas) qui est décrite comme dans les plus impressionnante et diversifié au
monde. Non. C’est non. Pour 18$, t’a dix-huit minutes de couloir sombre avec
des touristes qui prennent des photos avec leurs flashs (alors que c’est
interdit) de d’autres touristes qui regardent des poissons pis des enfants qui
courent partout en criant. Bref on s’est fait un peu rouler. Errance autour des
tours Petronas. Toujours une belle photo à mettre sur les réseaux sociaux. La
seule personne qui semble ne pas coller à tout ce décor c’est mon amoureuse
Laurence car c’est la seule à ne pas avoir d’appareil photo dans les mains. On
se croyait en plein délire. Les gens font la queue à tour de rôle pour se faire
photographier devant les tours (enfants, couples, famille) Ça fini plus, ça
prête son kodak à un inconnu. On a le vertige et on décide d’aller se faire
voir ailleurs. La pluie vient nous caresser le visage pour le retour.
Au niveau shopping, on en a eu à s’éclater
les boyaux. Personnellement je me lasse extrêmement rapidement de la guenille,
des souvenirs pis des gogosses qui servent à rien alors que ce que je cherche
ne semble pas exister. Après un après-midi solo, j’ai rien trouvé d’intéressant
au centre-ville sinon une discussion avec un vendeur qui m’a suggéré de sortir
du circuit normal et d’aller dans un endroit plus local appelé PUDU PLAZA. On
décide de s’y risquer après avoir cassé la croûte. Le chauffeur de taxi nous à
menti et ne sait pas c’est ou! On est dans un endroit local et on demande au
gens. Ici on est dans le vrai KL. Pas de massage, taxi et T-shirt. Il y même
des gens qui nous envoie un sourire. Juste changer de quartier, on vient de
changer de dimension. On s’arrête dans un resto pour manger une boule de
friture. C’est bon! Dans la rue, des restaurants directement sur le trottoir,
pas de menu en anglais. Pas de doute. On est dans la bonne direction.
Je suis entré dans ce centre commercial un
peu crade et j’ai trouvé ce que je cherchais. Des vrais aubaines… Mais surtout
des dizaines de lentilles photo abordables!!! Comme un enfant, j’ai admiré
l’étalage en me promettant de revenir le lendemain. J’y suis retourné seul et
suis revenu à la chambre avec deux lentilles Nikon manuelle. J’avais un set de
lentille comme ça il y a deux ans que j’ai vendu pour payer mon hypothèque de
maison en revenant de mon premier périple en Asie. Maintenant, je les rachète
avec le fric de la vente de la maison. Il m’en manque encore mais c’est un bon
début! Ironie du sort! Sans tomber dans une description technique, c’est de la
bombe et j’en suis satisfait! J’essaie juste de me rappeler que ça fait pas le
bonheur ces choses-là mais que ça fait des beau souvenirs en image et c’est ce
qui te reste de plus précieux d’un voyage comme le nôtre. Ca fait du sens non?
Mon shopping est fini, j’ai plus rien à acheter ici et ça tombe bien parce qu’à
quatre heure du matin, nous sommes en direction de l’aéroport pour aller se
faire griller la peau sur une belle plage de Thailande. On est arrivé quelques
heures plus tard à Koh Lanta, sur la côte ouest.
On est devant une plage magnifique, une des
plus belle que j’ai vue en Thailande. Il fait bon vivre. On a notre scooter, on
mange du Pad Thai à 1.66$ et on se prend pour des millionnaires en vacances.
Laurence revient d’un jogging toute en sueur. Je cours la rejoindre dans l’eau.
Life is good! On quitte pour Railay Beach cet après-midi, histoire d’aller essayer
un peu d’escalade (faut pas se faire trop d’idée!)
Choc dee Kap!
Dave
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