dimanche 24 février 2013

JOUR 76 : SAWADEE KAP!


En direct du train de nuit qui nous conduit dans la capitale du Laos, un élan d’écriture soudain pour me rappeler que nous avions un blogue à nourrir. Disons que j’ai moins le temps d’écrire, il se passe pas mal d’aventure dans notre vie. Voici donc en résumé, sans aucune photo, ce qui s’est vraiment passé. Vous savez, le voyage ça forme la jeunesse et on pourrait même ajouter que ça met à rude épreuve la vie couple. On survit malgré tout et c’est quand même exceptionnel. J’ai attrapé une tourista de la mort au night market de Krabi. Non ce n’est pas à cause de la boisson mais bien des saletés de sushis à trop bon marché. Bon à 17 cents le morceaux, j’aurai dû m’en douter… L’ambiance était pourtant survoltée. Un spectacle de nuit, du monde partout, des vendeurs de guenilles à la tonne. En revenant à l’hôtel, Laurence s’est senti mal, a été malade un peu et mon tour est venu plus tard dans la nuit. Première fois que je passait la nuit malade comme un chien avec ma copine couchée à coté. Elle est fait plus solide que moi sur ce point et je peux affirmer que j’ai eu ma leçon. No more poisson cru en Thailande. J’ai pas vraiment vu Krabi. On devait aller faire du vélo mais je n’étais pas rétabli. Après un délicieux massage Thai à deux pas de notre hôtel,  notre répi à Krabi tirait à sa fin. Il était temps de bouger ves l’île de Koh Tao aller rejoindre mon ami Rafi.

Koh Tao

On a pris un bus sans air climatisé qui sentait la pisse pendant quatres heures pour ensuite se taper un speedboat interminable avec assez de houle pour nous foutre un mal de cœur et de la climatisation dans le piton pour bien attraper froid. Merci à Lomprayah d’être une compagnie fidèle à l’odeur de ses toilettes. Arrivé à Tao en haute saison, c’est un scénario proche de l’apocalypse. Il était déjâ tard et tout était complet sur internet dans notre tranche budgétaire. On a rencontré Rafi par hasard au centre-ville du port. Il travaille comme divermaster pour une compagnie de plongée nommé AquaTao. On va faire une entrevue avec les propriétaires pour notre documentaire sur les expats mais pour le moment, On se serre dans nos bras. Il a pas changé d’un poil sinon qu’il est marié à une jolie Tahi nommée Sook. Premier moment d’adversité : plus de chambre disponible. Il nous trouve un truc de dépannage mais deux fois supérieur à notre budget. On va devoir s’y faire, les île ça coute plus cher. Drôle quand même de voir toute cette effervescence alors que la première fois que j’y ai mis les pieds c’était plus tranquille. On essaie d’établir contact avec les proprios le lendemain en se tapant un BBQ thai mais ça ne fonctionne pas. Notre horaire de production s’étire. On se gâte en allant plonger avec Rafi. Superbe plongée, probablement la plus belle que j’ai fait avec Laurence. Elle voit la dynamique du Dive Shop et se rend vite compte qu’elle se lasserait rapidement de ce style de vie. Coup de théâtre! Elle prend une inscription pour une formation de massage thailandais à Chiang Mai. On est tellement serré par le temps et les français sont trop occupés. Décidément c’est un peu compliqué et nous devons reporter la formation de Laurence dans un mois. Ça coupe en deux notre séjour en Thailande mais c’est pour le mieux. Kho Tao change à une vitesse phénoménale. Je ne reconnait plus la plage de Sairee Beach et j'y était il y a moins de deux ans! Partout des gros hotels avec des piscines. Le niveau de pollution augmente et la pression écologique sur ce petit coin de paradis devient de plus en plus critique. Ç a me rend un peu triste parce que tout le monde s'en fout. Je voudrais bien pouvoir changer les choses. J'ai des idées de mégalomane alors je prend ma pilule de malaria et je me sens mieux... Le monde change mes amis et beaucoup plus vite que nous croyons.

On réussi à se faire un première entrevue avec Guillaume et Coco mais un ennui technique survient et il manque le son sur la moitié de l’entrevue de Guillaume et celle de coco est trop houleuse à mon goût (dans le sens de vagues qui font bouger le bâteau un peu trop à mon goût et qui pourrait donner le mal de mer à un téléspectateur) Je suis vraiment découragé du projet et je me surprend secrètement à tout vouloir laisser tomber. Rien de mieux que de recommencer à boire après un arrêt total de cinq jours. Je me suis gâté pour la peine. On a finalement déménagé vers Sairee Beach dans un joli petit bungalow près de tout. Ouf! On étouffait dans notre minuscule chambre au centre-ville. On a maintenant une terrasse et la plage à 30 secondes avec un super motorbike et un second souffle pour terminer le projet amorcé avec les français. On resserre l’horaire, on entre et on se glisse dans le quotidien de ce club de plongée français qui est tissé serré et finalement après sept jours, on a un topo du tonnerre sur eux. En espérant que les ennuis soit derrière, on tire notre révérence vers le centre du pays.. On se fait un dernier snorkeling de la mort avant de partir. On aime cette île et on se promet d’y revenir en basse saison!
Bangkok

Le bateau de nuit et la run d’autobus se sont bien déroulé mais on s’est accroché à notre arrivèe sur Khao San Road. Manquer de sommeil peut avoir des conséquences fâcheuses sur la dynamique de couple. Il est 5 heures du matin, tout le monde est saoul, tout le monde est gelé, on marche trop pour trouver un lieux pour crécher mais personne ne veux nous laisser entrer avant onze heures. On échoue comme des épaves chez Mcdo pour se boire un café à trois piastres. Bon. Faut se trouver des activités. Notre but ici est de faire du shopping et ma copine va être servie. À s’en éclater le portefeuille. Et moi encore plus. Ça c’est une autre histoire. Mon but à BKK, c’est de sortir du circuit touristique de Khao San Road pour aller plus dans le centre-ville. On quitte Khao San le lendemain midi pour Sukhumvit là ou il y a les expats, le skytrain et le quartier de Patpong.

J’ai aussi réussi à aller donner un coup demain pour tourner un vidéoclip avec mon ami Phil Tetu, réalisateur talentueux qui m’avait accueilli lors de mon premier périple en Asie. Je prend des images de «making Of» de son travail car il a chaleureusement accepté de participer à notre projet documentaire. Ça va servir de visuel! L’artiste anglais était vraiment sympa, on s’est amusé à tourner dans les ruelles étroites du Chinatown. J’ai vraiment hâte de voir le résultat final. C’est inspirant son histoire! Je vous en reparle plus tard car nous revenons à Bangkok le 18 mars pour tourner son entrevue.

La street food est délicieuse dans ces nouveaux quartiers que je découvre avec mon amoureuse. Mon coup de cœur : Le Pat Pit Mu. C’est quoi ça? Grossièrement des fèves vertes dans une sauce mariné au porc avec du chili. C’est bon dans la bouche et celui de la rue est de loin supérieur à celui du centre d’achat. Ah! Pis ces petits desserts sucré à base de pâte sucré et de coconut que Laurence m’a fait découvrir… C’est bon pis ça goûte divin. Facile de prendre vingt livres ici. L’expérience est si différente de la première fois, j’ai plus le temps de découvrir le vrai Bangkok en dehors du circuit transitoire du backpacker… J’adore cette ville! Même avec son trafic infernal, son monde nonchalant qui se trainent les pieds, ma bulle qui est constamment mise en danger, sa puanteur et son smog, ses vices et sa luxure, sa pauvreté criante… Si j’avais le choix, c’est la ville qui serait mon point de chute en Asie du Sud-Est. Je sens qu’il y a des possibilités ici… Je suis complètement dingue de ce que j’ai trouvé ici en magasinant, je suis obnubilé par les lentilles et autre matériel photograhique, c’est malade comme il y a du potentiel ici!

Anecdote : Il y a quelques jours, on (j’ai) a bu pas mal de bière avec le propriétaire d’un restaurant nommé Poutine sans Frontières. C’est un québécois expatrié depuis quelques années qui vend de la poutine près de Khao San Road. On a eu bien du plaisir à discuter voyage et culture thai (sa copine est originaire de Bangkok) On a rencontré d’autre québécois et des français tout au long de la soirée qui sont venus gouter à la fameuse poutine de Bangkok! Comme je ne suis pas un amateur, j’ai attendu d’être éméché (parce que je ne mange jamais de poutine à jeun) pour y gouter et son accent poivré m’a vraiment plu. Il devrait cependant blanchir leur frite, ce serait plus succulent encore! Une expérience que je conseille à tout le monde! On a un ami parti pour l’inde qui nous tiens au courant de ses aventures. Dommage j'aurais bien aimé qu'il participe au projet du documentaire mais je me suis abstenu d'en parler car j'ai déjâ deux restaurateurs dans le portrait. Pour le moment, le train arrive à la gare, nous traverserons dans quelques instants le pont de la rivière Kwai qui relie la Thailande au Laos, un pays que je découvrirai en même temps que Laurence. Je l'aime cette fille!!! :) Bientôt on va mettre des photos de tout ça durant nos journées de congé! ;)

Kuptchaille lai lai!

Dave

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